PAGET
118e de Lévrier.
L' évéque Joseph-Marie, sacré le 27 mai 1785, et démission^ naire en date du 4 février 1802, fut le centième et dernier prélat de l'évéché de Genève, Tun des plus anciens et des plos illustres de la Chrétienté , et qui a compté plus de quatorze siècles d'existence.
Peu après la démission de ce prélat, qui mourut le 23 avril 1811, l'évéché fut annexé à celui de Chambéry; cet état de choses dura jusqu'en 1819, époque où les paroisses catholiques du canton de Genève furent réunies au diocèse de Lausanne; le reste de l'évéché fut reconstitué en 1822 sous le titre d'évêché d'Annecy. La figure 12 représente les armes de notre évéque, d'azur au chevron d'or accost^ de trots étoiles d'argent.
XORKAIIS KP1SC0PALR8. * 277
CXLAJPITRi: ni.
MONNAIES ÉPISCOPALES DE GENEVE (l).
princes-évêques de Genève comptent au nombre des rs prélats de la chrétienté qui jouirent des droits souvei); déjà sous les rois de la Bourgogne transjurane, et,
la judicieuse observation de M. Ed. Mallet sur les de- 6 Conrad , ils battaient monnaie à coins libres et indéis ; d'autres monnaies signées de l'évéque Âdalgodus (3), conséquent également frappées sous la dynastie bourgui* I (puisque les deux prélats de ce nom vivaient avant l'é- Frédéric siégeant déjà en 1031, et que la race royale
)n peut consulter, sur ces monnaies, les notices suivantes: M, de Saulcy sur quelques monnaies du moyen âge trouvées aux i de Genbve, par M. Sorel; Revue numismat., 1841. — Lettre enfouissements monétaires de Genève et de ses environs, par le luieur; Mém. de la Soc, d'Hist,, 1. 1, p. 230. — Ces deux ousonliennent, relativement aux plus anciennes monnaies de Gelés renseignements fort intéressants, de même que la Notice sur mie genevoise au ternes des rois bourguignons de la première t SUT quelques monnaies mérovingiennes; mômes mémoires ^ .259. Les monnaies de Conrad, d'abord décrites par M. de intino, en 1846, ont fait le sujet d'un travail spécial de M. Ed. inséré dans le 5* vol. des mémoires que nous venons de citer.
Dans sa savante Numismatique du moyen âge, Lelewel dit que e de Liège obtint de l'empereur Olhon la concession des droits ires dès 925 (t. II, p. 139); mais que ce droit ne fut mis en »ar les prélats que vers 960, époque où l'évéque de Metz émit es monnaies (t. I, p. 136); il ajoute que les plus anciennes lales signées, qui soient parvenues à sa connaissance, sont colles li, archevêque de Reims, frappa de 1033 h 1055 (t. I, p. 199). Le vrai nom de ce prélat paraît être Adalgodus , écrit dans les i rôles Aldagaudus et lu Aldagandus.
278 AEKORUL GENEVOIS.
ne s'éteignit que par la mort de Rodolphe, en 1032), viennent confirmer ce point historique important, et prouver d'une manière incontestable l'antiquité des droits de souveraineté et d'indépendance de l'ËgHse de Genève.
Dès que l'évéché compta au nombre des membres de l'Empire, ses titulaires perdirent, k ce qu'il parait, quelques-uns de leurs droits; en particulier ceux relatifs à la monnaie forent i atteints, et si l'empereur n'obligea pas nos prélats à placer sur i les pièces qu'ils émirent les insignes impériaux , il leur interdit < du moins, autant qu'on peut en juger par tous les monuments ^ qui nous restent de cette époque , le droit de les signer. Celle j circonstance rend assez difficile l'assignation précise de la date de nos épiscopales ; on peut cependant classer toutes ces pièces en quatre catégories distinctes, comprenant, la première les monnaies signées ; la deuxième celles du onzième siècle , la iroi ^ sième celles des douzième et treizième siècles , et la quatrième celles du quatorzième.
Comme nous venons de le dire, deux évêques seulement ont \^ signé leurs monnaies : l'évéque Conrad , dont on a retrouvé, es i^ 1 843, trois pièces à Rome, dans les ruines de Saint-Paul hon |> les murs; et l'évéque Adalgodus , dont il reste un demi-denier dans la riche collection numismatique de M. le docteur Coindetf qui a bien voulu nous autoriser à publier cette pièce.
Les monnaies connues de Conrad se composent de deux deniers et d'un demi-denier ; les premiers portent à l'avers la croix cantonnée de quatre besants (1) avec la légende, f conrap^
!• monnaies sig^nëes; dteième siècle et comineB"
cernent du onzième.
(1) Les dessins de M. de San Quintino présentent les cantons gaf' nis par des croisettes.