‹ Armorial genevoisChapitre 7 sur 216 · PL. III · texte numérisé non relu

PL. III

i|arele Soleil, pstr sa disposition, sert à la fois de cimier aux te de Zurich, Berne et Genève. Outre Tinscription tria prônât VNVS, qui rappelle celle de l'Hôtel-de- Ville, ou lit dans le cercle extérieur, sic indivulsa iCTBBNVM. Des bracliates^ probablement frappées dans la première moitié du seizième iiède, et tellement rares que l'on n'en connaît aujourd'hui que deux à Genève , présentent aussi le Soleil à rayonnement cou- Sua [pi II, fig. 7].

Les triples- pistoles de 1771 offrent le Soleil h (2otiJS^. gerbes; msix-deniers de 1785 en a «ept (1), les ^umj:;^-^^ de 1794 [pi. II, fig. 1 4] dia>huit , et les gros écus des années suivantes mqi-qtiuUre ; dans celles de ces dernières pièces, frappées en

1795, et dans les quinze-sols, l'indication de la valeur a remplacé le nom de Jésus, mais ce nom reparut sur le gros écu de

1796, dernière pièce frappée avec le Soleil sous l'ancienne Ré-

pélique (2).

Le Soleil rayonné en croix [pi. II. fig. 4] ne se rencontre qoe sur les pièces de six-deniers. Cette figure, que Ion trouve

neaux, qui sont les Symboles de la Fidélité^ et particulièrement de rAlliance quand ils sont entrelassez ^ représentent la Con fédéra tion, et les étroites Liaisons et engagemens qu'il y a entre les 3 Etats dont ils renferment les Armoiries. Le Soleil^ qui répand ses raions sur ces Anneaux 4 est rEmblème de notre grand Dieu et Sauveur Jésus- Christ rOrient d'en haut^ et le Soleil de Justice, qui éclaire ces Etats et qui les couvre de ses ailes. La légende» énoncée en forme de souhait» le prie Qu'il les protège tous trois; et l'autre > qui estautour. Qu'il les conserve ainsi inséparables pour jamais, >

(1) On trouve aussi sept gerbes sur le Soleil des boutons de Tunifotme des Volontaires [pi. II, fig. 13].

(^ Les boutons des jugulaires des schakos présentaient . le Soleil ^ buit gerbes. Ce n'est guère que \ï et sur les plaques des mômes scbakos que Ton retrouve le Soleil depuis la Restauration ; sur ces dernières il rayonnait de quatorze rayons alternant avec autant de gerbes, el pomil on disque la Clef et l'Aigle surmontée du nom de Jésus.

16 ARMORIAL GEKEVOIS.

dès le milieu du seizième siècle , cessa d'être employée dans la première moitié du dix-tmitîème.

Dans quelques monuments le disque offre le nom abrégé de Jésus en grec, IH£(ouç); celle disposition, dont on trouve de nombreux exemples aux dix-septième et dix-huitième siècles (1), est une nouvelle preuve à l'appui de ce que nous avons avancé touchant l'interprétation des lettres ihs.

Le monogramme de Jésus a quelquefois été employé sans rayonnement ; c'est ainsi que le présente la hallebarde d'huissier que nous avons citée (2) et la marque dont on se servait pour poinçonner des monnaies étrangères dont la Seigneurie de Genève permettait le cours après en avoir vérifié le titre et le poids (3).

Le dernier emploi officiel du Soleil isolé comme insignes de Genève eut lieu pour l'uniforme des soldats de l'ancienne République. Le Règlement pour celui des Volontaires porte que les boutons seront jaunis et chargés d'un Soleil en reliefs et il prescrit encore que l'ornement du retroussis sera en forme de SoleU, et que le hausse-col des officiers sera chargé d'un Soleil d^argent (4) ; les soldats de la Garde Nationale» création de 1796, portaient encore le Soleil sur le retroussis.

La rareté des représentations peintes du Soleil isolé ne per-

(1) Halles de THôtel -de-Ville; — Pistoles de la dernière moitié du dix-huitième siècle.

(2) Sur cette hallebarde le nom de Jésus est entouré des mots

fOST . TENEBRA . LVS .

(3) Le médaillcr do M. Marin renferme un blanc de Henri UI de 158S; celni de M. le docteur Coindet des pièces du cardinal de Bourbon, créé roi par la Ligue, à la mort d'Henri (1589), sous le nom de Charles X, et celui de M. RevilIiod^Fœsch des pièces d*argent de Lucerne, ^ Teffigie de saint Léger, frappées eu 1614 et 1616, et qui offrent le poinçon de Genève sur leurs empreintes.

(4) Ces Soleils sont ^ face humaine, image que Ton retrouve sur un drapeau de TExereice de FArquebuse et do la Carabine, fait en 18SS.

pas de déterminer d'ane manière absolue 8a couleur, mais tout porte à croire qu'il était d'or: on voit, par exemple» que ce- \i qni fut représenté dans les bassins d*ai^ent offerts par la ville k la duchesse de Savoie, en 1523 (1), était doré, et ooiQine cela se fit h une époque oii Ton appliquait toutes les couleurs sur l'orfèvrerie, il est permis d'en conclure que la couieor choisie était bien celle du Soleil de Genève (2). Quant au ehanap, il était probablement rouge ou de gueules , car les vêlements sacrés de la cathédrale, qui portaient cette ancienne annoirie, étaient de velours rouge (3).

Le nom de Jésus, placé, comme dans l'ancienne armoirie de Genève, au milieu d'un Soleil ou d'une auréole lumineuse, a été pris comme symbole non-seulement par Fordre des Jésuites , mais encore par quelques autres sociétés, soit religieuses, soit miles et même militaires. Â la fin du quinzième siècle, les Yolootaires qui se destinaient a combattre les Turcs , formèrent une association connue dans l'histoire sous le nom de Compapk de Jésus, et qui avait pour sceau les lettres les, placées au centre d'un soleil à vingt-deux rayons. On voit l'empreinte Je ce sceau sur quelques lettres de Gérard Des Champs, capitaine de cette compagnie, et par lesquelles il se plaint d'avoir reçn certains outrages à Genève. Ces lettres sont de 1464. Le ttrent fut terminé par l'empereur Frédéric IV, qui écrivit au Conseil de Genève k ce sujet (4).

Le sceau de la Vénérable Compagnie des Pasteurs de TE-

(1) Voy. Fragments historiques de M. le baron de Grenus, au

"^ juillet.

(^) Voy., au chapitre des Ornements de la Clef et TAigle, quelques détails sur la couleur du Soleil cimier.

[3] Yoy. rinventaîre imprimé dans le tome YI des Mémoires de la Soc. d'Hist. et d'Arehéol, p. 129 et suiv.

(^) Les lettres de Des Champs se trouvent dans les Portefeuilles ^toriçttcs des Archives de Genève, sous le n® 651, et la lettre de ^^mpercur sous le n** 653.

glise Nationale de Genève porte aussi le nom divin de Jésus, rayonnant on placé dans nn Soleil à seize rais , alternativement étoiles on flamboyants avec cette légende , SOL ET SCVTYM EGCLESLE GENEVENSIS. Une gravnre, figurant une réduc- '[ tion de ce sceau, se trouve à la fin d'une lettre des pasteurs et " professeurs de l'Eglise de Genève , datée du 7 des calendes d'octobre 1706, et imprimée à Oxford Tannée suivante. Dans ' quelques timbres la devise ordinaire est remplacée par les mois, VENERABLE COMPAGNIE DES PASTELS DE GE- ^ NEVE (i). ^

Le timbre de l'Auditoire de Théologie porte aussi le nom '^ de Jésus dans un Soleil à seize rais, entouré des mots, STUD: ^ THEOL. ACAD : GEN^V. Ce timbre date de 1817. *

En parlant des Exercices ou Sociétés militaires nous verrons ^' qne l'une des plus anciennes, celle de TÂrc» portait le Soleil pour devise.

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