‹ Armorial genevoisChapitre 79 sur 216 · DES PROTOCOLES · texte numérisé non relu

DES PROTOCOLES

n n'est pas sans intérêt pour l'histoire héraldique de Genève réunir les protocoles dont se servirent vis-ii-vis des chefs de

1) Dans les manuscrits de Simon Goulart^ pasteur de TEglise de lève^ mort en \6%S, on trouve la noie suivante :

A Genève sur l'anagramme de son nom

vengée.

J'ai veu^ je voj maintes armées rangées Afin d'abattre et tes Murs et tes Mœurs Mais en Jésus si tu vis, si tu meurs. Je te verrai vengeresse et vengée. S. G. S.

]e8 trois dernières lettres sont les initiales des mots Simon Goulard

190 ARttORIAL GEKEYOIS.

l'Ëlat, et k une époque où l'éliquetle avait une importance réelle, les différents souverains qui entrèrent en relation avec eux.

Dans la bulle célèbre, par laquelle l'empereur Frédéric confirme les droits de la République (1162), le chef de l'Empire s'adresse a Ses fidèles, clergé, habitants, soldats, citoyens ET bourgeois de l'Ëvéciié de Genève (1). Dans ses lettres de 1530, Charles-Quint se servit du protocole, A nos chers et FÉAUX LES Syndics , Citoyens et Habitants de notre Cite Impériale de Genève (2). L'épithète nobles et bons amis était généralement employée dans les lettres de Temperenr et dans celles des électeurs de l'Empire, lorsque ces princes écrivaient à la République de Genève.

Au quinzième siècle , les souverains de la maison de Savoie adressaient leurs lettres à nos honorables et chbrs amis les Syndics , Conseillers et Communauté de la cité de Genève (3), ou bien à nos bien amés (4) , formule employée à la fin du siècle par Yolande de France , princesse de Piémont (5). Les lettres de Philippe de Savoie portent très-chers spécuui AMIS , tant qu'il ne fut que Philippe-Monsieur , mais étant doc, il changea sa formule, ajoutant d'abord à l'exemple de quelquesuns de ses prédécesseurs le mot de féaux k ceux de chers et bien-amés, et bientôt, ne gardant plus de mesures, il écrit aux ;

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