‹ Armoricains et Bretons, étude anthropologiqueChapitre 26 sur 67 · MONTE · texte numérisé non relu

MONTE

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KF1G. 16. — Saint-Clément en Quiberon. Moyen age, N° 1.161. Type Alpin.

Dessins d’après photographies au téléobjectif, 1/4. Norma facialis, occipitalis, verticalis, lateralis.

Les autres restes du Haut Moyen Age sont rares en Bretagne. Au Yaudet, en Ploulec’h (Côtes-du-Nord), furent trouvés en 1935 quelques squelettes dans des caveaux attribués à cette période. Tout ce que l’on sait, d’après le D' Le Foll, médecin légiste (143), c’est que certains individus auraient eu une taille de 1 m. 70 au minimum, selon les tables de L. Manouvrier. Dans une petite série de 11 crânes, offerte au Musée Broca (et que nous n’avons donc pu étudier) par le D' Halléguen, provenant ile Saint-Idunet, en Chäâteaulin (Finistère), Pruner-Bey reconnaissait (dans le jargon qui lui était propre) à la fois des brachycéphales et des dolichocéphales. ceux-ci à face allongée. Aucune mesure n’en à été publiée.

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La Haute-Bretagne, aux marges du monde mérovingien, fut affectée par l’extrême pointe des incursions franques. Quelques indices archéologiques d’introductions mérovingiennes y Sont COnnus (sarcophages en calcaire des faluns de l’Anjou, bijoux d’or, objets

de bronze, etc...) A Rallion, en La Bouëxière (Ille-et-Vilaine), il :

fut découvert en 1935 quelques sarcophages mérovingiens ou Carolingiens (54). Un seul fut envoyé au Musée de Rennes. Les ossements en furent examinés par le Dr A. Pellé, qui se serait borné à constater qu’il s'agissait d’un sujet de sexe masculin âgé d’une cinquantaine d’années. Nous n’avons pu que l’examiner très rapidement, mais cela nous à suffi pour reconnaître qu’il s’agit d’un dolichocéphale de taille assez notable, correspondant bien au type nordique des Francs.

Ni, par conséquent, il y à un cas attestant l’arrivée des avantsardes germaniques sur les marches bretonnes, par contre nous ne savons lien de ce qu'’auraient pu laisser les Normands et les Saxons. Ces pirates n’ont pas manqué de piller et d’écumer les côtes bre-

tonnes, d’incendier certaines villes, etc... Maïs il semble bien qu'ils

u’ont pas laissé d’établissements fixes. Les quelques restes archéologiques (tombeaux scandinaves de Groix, Quiberon, et peut-être d’ailleurs) sont tous dans des îles ou presqu’îles, presque en pleine mer. La tradition prétend que les Saxons auraient laissé des traces dans le pays de Guérande; L. Bureau a fait justice de cette conception, dès 1875, en montrant que, dans la population actuelle, il n’y avait pas de différences avec leurs voisins de l’intérieur, ce qui fut confirmé par quelques mesures de P. Broca sur le vivant.

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