‹ Arnaud de Villeneuve: Sa Vie et Ses ŒuvresChapitre 17 sur 42 · Nouv. collège Oxford · texte numérisé non relu

Nouv. collège Oxford

Pages 27. Liber dictus novum lumen. — La préface en est adressée à un haut personnage, vraisemblablement à un pape {Pater et Domine reverende). Il comprend neuf chapitres où se retrouvent, sous une autre forme, la deuxième partie du traité précédent, c’està-dire la pratique des régimes de l’œuvre. Mais il ne ressemble, ni comme langage, ni comme enseignement, au Rosarius : le style devient plus mystérieux, plus symbolique. L'or, l'argent, y sont appelés roi Roi et Reine. Le nom de magnésie, dans le sens de pierre philosophale, qui est bien postérieur et se rencontre surtout au xvi° siècle et au xvrre, s’y trouve employé; enfin l’auteur se recommande sans cesse de son maitre et de Geber. De plus, il s'agit ici de convertir Saturne en Soleil, etc. ; dans le Rosaire, le point de départ de l’œuvre est nettement spécifié : il faut partir du Mercure.

Nous croyons ce traité apocryphe, malgré l’opinion d'Hauréau.

Ed. pr. LIT.

Mss.: 294 du nouv. collège d'Oxford. Sans nom d'auteur.

— 30. Sigilla. — Cetraité se compose de douze chapitres où se trouvent décrits successivement les douze sceaux ou talismans si souvent reproduits que l’on doit faire sous les influences des douze signes zodiacaux. Ce

Page 32.

traité est très mal composé et rappelle les grimoires : les connaissances astrologiques et magiques d’Arnaud nous semblent supérieures à cet ouvrage. Le mélange des prières catholiques aux formules hébraïques, de science astronomique et de superstition religieuse fait douter que cetouvrage soit de la main de celui qui a si bien su indiquer pour les maléfices comme pour les maladies des règles naturelles, des traitements scientifiques, des lois philosophiques.

Ed. pr. LIII.

Mss. 7337 fo 116; — 7349 f° 127 de la B. N.

419267 Wien (Trad. allemande).

Magisterium et gaudium ad inclytum regem Ara-

gonum. (Flos florum...). — Ce traité compact est un traité théorique : la science alchimique y est enseignée d’une façon générale et c’est une sorte de commentaire au Rosarius. Une grande portion de l'ouvrage a été publiée sous le nom de Semita Semitæ et traduite en français. Les termes employés (huile, déalbation, ablution) sont bien les mêmes que ceux du Rosaire, la conception du mercure comme sperme des métaux, eau philosophique, son action réductive sur les métaux, se retrouvent aussi dans le Rosaire.

Ed: pr. LIV.

Mss. 7162 f Tet 7147 F° 13 B.N. Ce dernier traité est un mess. du xvi* s., de la main d'Oronce Finé, qui, dit-il, en présence des altérations de texte qui se trouvent dans l'édition de Th. Murchius, recopie sur un vieux mss. le texte original et la préface alors inconnue,

RÉSUMÉ DES « OPERA OMNIA » pi!

Pages 36. Epistola de Alchimia ad regem: Neapolilanum. —

Suite de conseils et d'explications sur le sens des termes alchimiques. Autre titre : Flores regis.

Ed. pr. LVI.

MSS20121r BAINS er 02P 14 BEN:

294 nouv. collège Oxford.

2848 München.

Capitula astrologiæ, et en sous-titre : De judiciis infirmitatum secundum motum Planetarum. — Ce traité de onze chapitres est surtout médical : les grandes discussions ‘sur les principes de l’astrologie n'y sont pas délaissées entièrement mais tiennent peu de place. Au contraire l’examen du thème au point de vue diagnostic, les correspondances pathologiques, les influences de la lune sur les maladies y sont très détaillées. On y sent l'influence arabe ; mais Arnaud fait ses réserves relativement à la confiance que l’on doit accorder à l'interprétation des thèmes.

Ed. pr. XLIX, sous le titre De astronomia.

Mss. 14068 f° 110; 7337 9 et 7419 f° 39 B. N.

281 Metz.

125 et 456 München.

— 46. Cathena aurea. — La même initiale hermétique qui

ornait le Rosarius se retrouve ici : le traité est le récit d’une vision alchimique et le symbolisme allégorique, très embrouillé, se continue pendant toute la longueur des deux pages qu'occupe cet opuscule. Les quatre opérations sont portées à sept : le sens de certains passages est fort obscur. Nous ne croyons pas à l’authenticité de ce traité signé ailleurs J. de

Vasconia.

Ed. pr. Manque. (Publiée pour la première fois en

Mss. 11202 f 150. B. N., signé Johannes de Vas-

conia (J. de Gascogne) et intitulé dans Nazari : Opus magisterir.

Page 47. T'estamentum. — Il y a dans ce court traité de vingt lignes environ, une quantité de termes : œuf des philosophes, lait virginal... qui appartiennent à une époque plus récente et qu'on retrouve surtout chez Bernard le Trévisan : ce traité est sans doute apocryphe.

Ed. pr. Manque (Publié pour la première fois en 1586).

Page 1