‹ Arpentage, levé des plans et nivellement [microforme]Chapitre 130 sur 156 · CHAPITRE III, — TRACÉ DES ROUTES · texte numérisé non relu

CHAPITRE III, — TRACÉ DES ROUTES

=) de sens contraire sont toujours séparés par une partie rectiligne ayant de 80 à 100 mûtres au minimum, suivant les lignes; le tracé de l'axe est principalement subordonné à la pente et au rayon minimum tolérés; ces deux quantités varient suivant les compagnies et les difficultés que présentent les contrées traversées.

Sur la ligne de Paris à Tours par Vendôme, les pentes ne dépassent pas 0,006, et le plus petit rayon a 600 mètres. La lraversée du plateau central offrant de grandes difficultés; le minimum des rayons est descendu à 300 mètres, et mème à 250 mètres sur la ligne d’Alais; la ligne de Clermont à Tulle doit gravir la chaîne des monts Domes par un développement de 30 kilomètres, avec pente de 0,025, Pour passer du bassin de la Loire dans celui de la Gironde, au travers du cirque de soulèvement du Cantal, la ligne d'Arvant à Toulouse a des pentes de 0,030, sur un parcours de 24 kilomètres: enfin, pour traverser la vallée très-encaissée du Tarn, ja ligne de Rodez à Montpellier en présente de 0,033. Ces pentes exceptionnelles facilitent le tracé, mais elles exigent un matériel spécial d’exploitation.

Le choix de la direction générale à donner à une grande voie de communication, dont les extrémités sont seules imposées , est singulièrement facilité par la grande carte de l'état-major : ce n’est qu'après un examen d'ensemble fait à l'aide des courbes de niveau et des altitudes marquées, que l’on procède à une reconnaissance sur le terrain, et que l’on dresse un ou plusieurs avant-projets; et lorsque les principaux points sont arrêtés, divers opérateurs procèdent, d’une station à la suivante, au tracé définitif.

192. MinIMUM DE LONGUEUR DE LA VOIE ENTRE DEUX POINTS DONNÉS.

Soit k la différence des cotes de deux points, d la longueur horizontale de la voie à la pente donnée p (188); puisqu'on a (167)

“Us

p —À, on en déduit d=?. Si h—900 mèt. et p—= 0,095

d=8000 mèt.; ce cas se rapporte au plan du n° 88, c'est un des tracés ies plus difficiles que l’on puisse rencontrer.

Puis, suivant une ligne d'opération ayant la longueur voulue , on procède au tracé des alignements; le point D de rencontre de deux droites est marqué par une balise {perche servant de ja-

lon', On mesure l'angle des deux lignes; on marque aussi les

points où la courbe doit se raccorder avec les alignements.

Dans bien des cas.

surtout dans les contrées accidentées, lorsqu'il faut suivre, par exemple, la direction d'une vallée encaissée, on procède comme il suit: à partir d'un point obligé À, an trace un alignement AB.

puis un are de cercle BCD ayant au moins le rayon minimum toléré, et à un point C choisi convenablement sur l'axe de cercle, on mène une tangente CE ayant au moins la longueur réglementaire (194 }; puis au point E on choisit un arc de cercle EFG; d'après la disposition des Jieux on choisit le point F, où un alignement doit succéder

ADS

à la courbe; on marche ainsi {oujours en av

ant dans la direction imposée : aussi on a continuellement à résoudre le problème du n° 195,

$S III. — Tracé des alignements.

193. PROLONGEMENT D'UN ALIGNEMENT AU DELA D'UN OBSTACLE. Soit à prolonger au delà d'une chaîne de montagnes, l'alignement représenté en projection horizontale par BD, et en projection verticale par BD’, par exemple, afin de déterminer la

de A be EA f

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