‹ Arrière-saisonChapitre 17 sur 18 · L'INCORRIGIBLE · texte numérisé non relu

L'INCORRIGIBLE

i-^ORSQUE, vaincu d'un seul regard, je t'ai suivie, Plus d'un m'a dit : — « Encore? A quarante ans passes! Soit. J'ai des cheveux gris aux tempes, je le sais ; Mais ma soif de tendresse e:t loin d'être assouvie.

Celui-là qui me blâme, au fond du cœur m'envie. Non ! je n'ai pas assez vécu, souffert assez. Et je vaux mieux que vous, jeunes vieillards glacés, Et l'amour est la grande affaire de la vie !

Non! je ne deviendrai jamais pareil à vous,

Dont quelques chaudes nuits font de calmes époux,

Et qui n'aimez qu'un temps, comme on jette sa gourme.

Regardons-les passer, ma mie, et plaignons-les, Ces couples sans désirs qui traînent leurs boulets, Ainsi que des forçats sous le bâton du chiourme !

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