‹ Art de se preśerver de l'action de la flammeChapitre 18 sur 20 · PLANCHE II · texte numérisé non relu

PLANCHE II

On voit dans cette planche les diverses parties de l’armure complète d’un pompier , telle qu’elle a été faite à Paris.

Fig. 1 . Casque en toile métallique , connue dans le commerce sous le numéro 18. L’enveloppe delà tête est formée d’une double toile, et la visière d’une toile simple. Les dimensions doivent être telles , que la tête du pompier 11c touche point le casque , surtout dans la partie supérieure.

Fig- 2. Cuirasse en toile métallique. Elle doit être disposée pour que le casque y soit attaché. Elle s’ouvre à gauche , pour que le pompier puisse la mettre. Quant à la manière de la fermer , à Paris , on emploie des agrafes , et en Italie j’avais fait usage de petites chaînes ; dans le premier cas , le pompier a besoin d’aide pour vêtir sa cuirasse ; dans le second, il attache lui-même les chaînes.

Fig. 3. Pantalon en toile métallique , divisé en deux parties , que l’on attache l’une à l'autre au moyen d’une agrafe à la ceinture. Le pantalon descend jusqu aux pieds.

Fig. 4 , 5 , 6. Botte en toile métallique , avec une semelle en plaques de fer articulées. Le dessus du pied a aussi deux articulations recouvertes, de sorte qu’aucune matière brûlante ne puisse s’insinuer dans ces ouvertures, et l’on met au haut de la botte , par derrière , une chaîne pour l’attacher au pantalon.

Fig. 7. Semelle en carton d’amiante, que l’on peut remplacer, au besoin, par d’autres cartons rendus très difficiles à brûler. Ces semelles conviennent pour les pantalons delà jig. 3.

Fig. 8. Gilet et pantalon en drap préparé pour résister au feu. Il est nécessaire que ce vêtement soit très large.

Fig. g. Masque en amiante , garni de deux fils de fer enveloppés d’amiante, pour le tenir à une certaine distance de la figure , et permettre l’introduction de l’air , pour la respiration.

Fig. io. Coiffure en carton d’amiante , garnie en dessus de toile métallique, pour les personnes que les pompiers veulent emporter à travers les flammes. On n’y a pas mis d’ouverture pour les yeux, mais seulement pour la respiration. Il vaut mieux , dans ce cas , que la personne transportée ne voie pas le danger qui l’environne.

Fig. 1 x . Gant en amiante couvert d’une gaze mctalli-

que assez souple pour se prêter au mouvement des doigts. Dans la fig. 12 , cette gaze métallique est remplacée par un second gant d amiante renfermant le premier.

J1 lÇ> • Pompier en habit de drap préparé, avec les bottes de lajig. 4 et les gants de la fig. 1 1 , marchant sur des plaques de fonte rougies , et tenant en main une barre de fer rouge. (Expérience faite en Italie.)

Fig. 4. Éponge humectée, avec deux branches de besicles pour la tenir contre la bouche. Elle est destinée à retenir les matières nuisibles à la respiration , dans les lieux remplis de fumée.

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