inspiration B etc
note A Enthousiasme B etc.
(1) Ce mot d'un emploi parfaitement courant et régulier au xvi* siècle, et que nous, trouvons enregistré dès 1549 par Roh. Estienne ÇDict Jr. latin : carme ou vers = carmen) et mentionné encore par Nicot et Cotgrave, n'a pas été recueilli par les lexicographes modernes.
2) Voilà le premier exemple, à notre connaissance, de ce mot pris dans le sens figuré d'inspiration, (cf. Godefroy, art. Aflation).
(3) Nous n'avons rencontré chez aucun lexicographe un exemple de ce mot antérieur à Sebillet ; du Bellay, Ronsard et Pontus de Tyard sont les premiers auteurs chez qui on l'ait relevé.
(4) Pro lArcbia, VIII, 18-19 • a Atquesic... accepimus — poetam ratura ipsa valere, et mentis viribus excitari, et quasi divino quodam spiritu inflari etc. »
^5) Platon. 'Républ., L. II, ch. vnr, 366 xaî ot fiewv Traïôs?
-orr^a; xat raocpTJTai zôn Oetov y^vofievot... Cf. Ion V, 334 :
« 01 —0'.rtzzl oôSÈv aXX' ?) soiiiqvetç elfft -tov Ostov. » Les
éditions du temps désignant indifféremment les livres de la République sous le nom de livres Ou de dialogues, il est difficile de préciser ce que l'auteur entend par le dialogue 10 et le livre 2.
(6) Nous ne savons sur quelle autorité Sebillet >se fonde pour indiquer une référence aussi précise. Cicéron (Pro Archia, loc. cit. , se contente de citer le -nom d'Ennius et son allusion est classée dans les textes du tragique latin parmi les « Incertorum librorum reliquiae. » (Ed. Vahlen, Leipzig. 1854, in 8, p. 78).
sainz, et tous lés savans lés ont toujours appeliez divins (a), comme ceuz qui nous doivent estre singulièrement recommandez à cause de quelque don divin, et céleste prérogative, laquéleestclérement •5 montrée par lés nombres dont les Poètes mesurent leurs carmes, la perfection et divinité (b) desquelz soutient et entretient (1) l'admirable machine de cest univers, et tout ce qu'elle clost et contient. Mais qui pourrait raisonnablement affermer que la Poésie fust
"o de nature et de première naissance, sans estude, doctrine ou precept (c), autrement que divinement donnée? Car ce qu'en Poésie est nommé art, et que nous traitons comme art en cest opuscule, n'est rien que la nue escorce de Poésie, qui couvre artificié-
«5 lement sa naturéle sève, et son ame naturélement divine. Laquéle encor de son origine et premier usage, et de la continuation d'iceluy jusques au présent nostre siècle, te sera tant apertement montrée, que
i(a) Virg. Eclo. cinquiesme. (2)
^b) Sombres de Pythogoras au Tintée de Platon, (y, c, Cice. en l'oraison pour Arcbias. (4