Nous corrigeons Pb. te. faute évidente de l'Ed. A
(1 Cette déclaration en faveur des langues anciennes est à noter; elle est reprise presque textuellement par Du Bellay ■' « eete copie et richesse d'invention, première et principale pièce du harnoys de l'orateur » iDeff. et Illustration. I, 5, p. 84 .
2 Sur l'origine de ce poème, dont l'invention remonte à Marot, son succès, l'appréciation de Du Bellay, la réponse du Ouiutil, voir les notes très complètes de M. Chamard dans son Edition de la Dtffence et Illustration, II. 4. p. 218-220 . Peletier déclare aussi que le coq-àl'.ine de Marot est une « vree espèce de Satire », tout en trouvant la dénomination ridicule iArt Poétique, p. 68-69 et Delaudun d'Aigaliers (II, 10, pp. 105-106) copie Sebillet en le délayant quelque peu.
(3) Il faut sans doute comprendre l'auteur des licttet non du poème: les coq-à-1'àne de Marot n'ont rien d'anonyme. Cf. Cl. de Boissière : « composition de propos non liez, couvertement reprenant les vices d'un chascun » 11° 14, v° .
de propos, qui (i ) est augmentée par la ryme platte, et lés vers de huit syllabes. L'exemplaire en est chez Marot. premier inventeur dés Coqs a l'asne, et premier en toutes sortes autheur d'iceus.si tu ne lés veus
5 recercher de plus loin [2 \.
Satyres. — Car a la vérité lés Satyres de Juvénal, Perse, et Horace, sont Coqs a l'asne Latins : ou a mieus dire, lés Coqs a l'asne de Marot sont pures Satyres Françoises (3 , comme je t'avoie commencé a
10 dire a l'entrée de ce chapitre. Mais sois fin et avisé en lés faisant, a fin de ne tomber au vice de je ne say quelz, non Poètes, ma»s rymeurs. qui esmus de la faveur qu'avoient rencontré ceus de Marot pour leur nouveauté et bonne grâce, et de télé amour envers
is leurs sotz œuvres qu'ont les Singes envers leurs lais petis, n'ont eu honte par cv devant, et ne creignent tous lés jours de publier dés rymasseries, qui ne méritent nom de Coqs a l'asne. ne de Satyres, tant sont licencieuses, lascives, effrénées et autrement sottement
20 inventées et composées 4 .