fins sans B etc
(1) Ce dernier chapitre n'est pas une conclusion, mais un complément au chapitre de' la rime, que Sebillet semble avoir ajouté au dernier moment, en comparant son ouvrage à ceux de ses prédécesseurs et en y découvrant quelques lacunes (Cf. Zschalig, op. cit., p. 72).
(2) Le développement de Sebillet est en effet, sur ce point, beaucoup moins copieux que celui de Fabri (II, pp. 41-49) et surtout que celui de Gr. Du Pont (fos xxxii-xxxvii et xxxix-xlv).
(3) Il ne s'agit pas, on le voit, des vers mesurés par longues et brèves, à la manière antique, tels que Jodelle. Passerat, Rapin, Baïf et Pasquier tenteront d'en créer (cf. Pasquier, Rech. de France, L. VII, ch. xi). Il s'agit ici de vers fondés sur le nombre de syllabes, mais dépourvus de rimes. Du Bellay préfère de tels vers « charnuz et nerveuz » à des vers mal rimes [Deff. et Illustr., II, 7, p. 265-266). — Peletier (tArt Poétique, p. 59) est aussi peu favorable que Sebillet, et
ryme : Qui est chose autant estrange en nostre Poésie Françoise, comme seroit en la Gréque et Latine lire dés vers sans observation de syllabes longues et brèves, c'est a dire, sans la quantité des temps, qui sou-
5 tiennent la modulation et musique du carme en ces deus langues, tout ainsy que fait en la notre, la ryme. Peu de Poètes François liras-tu, qui ayent osé faire vers sans ryme : toutesfois, afin que tu ne me penses parler par cœur i . tu liras ans œuvres de Bonaven-
10 ture dés Périers, la Satyre d'Horace qui commence, Qui fit, Mœcenas, ut nemo quam sibi sortent, etc.
tournée en vers de huit syllabes non ryméz 2' : lesquelz sont imprimez en forme de prose sans lineale distinction dés vers, quasi comme non meritans le
15 nom de Carmes.
Sestines de Pétrarque. — Pétrarque devant luy en avoit fait, comme tu pourras voir aus sizains dés neuf Sestines de sa première et seconde partie (3) : mais avec autre analogie. Car, si tu y avises, lés derniers
20 mos de chaque vers répétez proportionnéement 4) au