quand se rencontrent. B etc
|i) Sebillet traite ici deux questions fort différentes, et également étrangères aux règles de la versification. C'est uniquement à l'histoire de la grammaire française que ressortit ce chapitre; il eût trouvé très utilement place dans l'étude de Livet, qui ne parait pas l'avoir connu. — L'Infortuné, Fabri et Du Pont, en indiquant au poète les défauts à éviter — « vicesde Rhétorique » solécismes et barbarismes — n'avaient pas versé aussi complètement dans le développement grammatical. Peletier 'II, 91 sans être irréprochable à ce point de vue est aussi moins prolixe: mais Ronsard consacre un chapitre de son Art Portique, si sommaire aux <r personnes de; verbes français » et à « l'orthographie » (VI, 460, 461 . Delaudun d'Aigaliers fire partie, ch. 10J pille, là encore, Sebillet, en l'abrégeant quelque peu et en ajoutant à son autorité celles de Ronsard, Ramus et autres. L'Abrège de Cl. de Boissière laisse complètement de côté ce chapitre.
mollement prononcé devant a et o, l'usage jusques a présenta ajouté é (a) pour indice de ce mol son ( i ) : comme il a devante et i. aussi ajouté u.pour l'indice de la forte prolation, guerre, guiére. Et le studieus
5 d'orthographe signe le ç. de ceste queue troussée pour indice de sa mollesse: comme l'usage devant l'u luy a aussi ajouté e, pour l'amollir en prolation : receut, apperceut.
Cest avertissement ne te semblera inutile au fait de
«o la ryme.si tu prens garde que la ryme est plus douce de. léger, contre berger, que contre haranguer : et de façon contre glaçon, que contre flaccon : et ainsi du fort contre le fort, et du mol contre le mol : a quoy observer t'induira l'avertissement que je t'en vien de
'5 donner.
Aussi peu te nuira ce que je te vœil encor icy dire du droit usage dés verbes François, lequel ha tant peu d'asseurance, que la meilleure part dés bienusans est sui montée de la plus grande dés abusans.
20 Quélf verbes ont a, au prétérit parfait indicatif. — Pour en bien user donc, donne tov garde que le verbe qui ha er en son infinitif, prene a, en son prétérit parfait de l'indicatif 2 - : comme, aimer, l'infinitif, fait que je die au prétérit parfait indicatif, j'aimay, tu
(a) J'oy. le chapitre précèdent en la diphtonge, eo.
(i) M. Brunot [Seizième Siècle, 1. II, ch. Ier retrace l'origine et les variations de ces graphies. Rappelons seulement que la cédille, réclamée par Geofl"ro\ Tory, est acceptée par Meigret qui demande la substitution de / à ge devant o et a, g avant toujours le son dur.
(2) La recommandation n'est pas inutile. Les formes en i à la première conjugaison, s'étaient multipliées à la fin du XV et au début du XVI* siècle; les grammairiens sont presque unanimes à les déclarer fautives (Brunot, Seizième Siècle, p. 337).