‹ Arthrites tuberculeusesChapitre 16 sur 20 · L. OMBRÉ D ANNE. - TENDONS · texte numérisé non relu

L. OMBRÉ D ANNE. - TENDONS

TRAITEMENT. — En présence d'une luxation se produisant pour la première fois, il faul se borner à réduire et à appliquer un appareil de contention : ce sera une gouttière plâtrée, une compression un peu serrée avec des bandes de toile ou de crépon, ou une guêtre de peau de chien lacée.

En cas d'irréductibilité du tendon, il faut découvrir les tendons par une incision appropriée et agir comme nous le dirons tout à l'heure

L'appareil contentif doit être gardé cinq à six semaines.

En cas de luxation récidivée ou de luxation spontanée, il faut opérer sans hésitation.

Albert (de Vienne) (1879) puis Maydl taillent à la face postérieure de la malléole un lambeau périoslique (fig. 31), qu'ils relèvent sur son pédicule ménagé vers le bord postérieur; puis, avec la ruginc, ils creusent a la face postérieure de cette malléole une gouttière, y logent les tendons, et rabattent par-dessus le lambeau périostique, face cruentée vers les tendons.

Lannelongue (1890) taille (fig. 32) sur la face externe de la malléole un lambeau périoslique haut de 4 centimètres, large de 2 centimètres ; il le dissèque en ménageant son pédicule en arrière, et, sur ce pédicule servant de charnière, le fait tourner comme un volet et vient l'abattre sur les tendons, face cruentée fournée vers l'extérieur. Il suture le bord libre du lambeau à la gaine péritendineuse en arrière des tendons.

Kônig et Kraske (1895) taillent (fig. 33) leur lambeau malléolaire vilus long que large ; avec le périoste, ils prélèvent une lamelle osseuse. Le lambeau est renversé sur son pédicule et suturé au calcanéum.

Kousmine (de Kazan) (1895) taille (fig. 34) dans la malléole un lambeau ayant la forme de celui de Lannelongue, mais prélève en môme temps un petit fragment osseux. Ce fragment n'est pas rabattu sur les tendons; il est simplement placé de champ, perpendicula'remenl à la face externe de la malléole, et fixé dans cette position par deux clous de nickel qu'on enlève ultérieurement. Il reconstitue une saillie osseuse qui maintiendra les tendons.

Kramer (1895) taille (fig. 35) un lambeau périostique analogue comme forme à ceux de Kônig et Kraske. Il le recourbe derrière, puis, sous les tendons péroniers, ainsi très complètement engainés, et le fixe au périoste de la face postérieure de la malléole, en dedans, des tendons péroniers.

Ruotte (1899) taille (fig. 36 et 37) sur la malléole un lambeau ostéo-périostique à pédicule postérieur, qu'il rabat en arrière et fixe en place au moyen d'un catgut perforant la malléole d'avant en arrière et de dehors en dedans. Ce catgut embrasse les tendons et le lambeau ostéo-périostique. Un second lambeau à pédicule antérieur est taillé sur le calcanéum, rabattu en avant par-dessus le premier et suturé à lui.

Spécimen du texte du Nouveau Traité de Chirurgie.

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