II. — Antécédents syphilitiques et traitements suivis
Notre malade a-contracté un chancre syphilitique en 1928; il prend la chose au sérieux et suit pendant 6 mois un traitement à base de mercure et de bismuth. Le B.W. demeure positif, mal- À gré le traitement. ;
De cette date à 1942, M. D.., se croyant guéri, ne se fait plus 3 suivre et abandonne tout traitement. Ce sera l'apparition des pre- 4 mières douleurs fulgurantes qui vont de nouveau l’amener à COnsulter. Le médecin qui l’examine constate la disparition des ré- 4 flexes rotuliens ainsi que la présence d’un signe d'Argyll Robertson. Le B.W. est très positif. On est donc en présence d'un tabès qui commence à évoluer et ceci 14 ans après le chancre.
De 1942 à 1944, le malade suit un traitement de bivatol.
De 1944 à 1945, c'est à une médecine homéopathique que le malade aura recours.
De 1947 à 1949, M. D... abandonne à nouveau toute thérapeutique. 228
En 1949, un incident d’ordre psychique survient. Son histoire n’est d’ailleurs pas très claire : notre malade prétend avoir été trouvé errant dans la rue, atteint d'amnésie. Peut-être était-on en présence d'un début de P.G. On le confie à un service spécialisé de maladies mentales. Là, un examen rapide montre l'exis- à à cette date d’arthropathie.
Un traitement intensif à la pénicilline est institué, suivi d'une
tence d’un tabès typique, il n'y a pas
série de bi-spécia, thérapeutique qui est suivie régulièrement jusqu'à ce jour, à
Nous pouvons dire, après cette longue histoire, que le traite ment suivi a été des plus fantaisistes; c’est après 14 ans sans * aucune thérapeutique que le tabès a commencé à évoluer. Nous parlerons ici de ce tatbès en laissant sciemment de côté l’arthro- + pathie tabétique car nous voulons l'étudier à part et en détail. $
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