SCÈNE VIII LL:S précédents, moins EDWARD
GUILLAUME
Pauvre père !.. heureux père !
WILLIAMS, résigné
N'e.st-ce pas le devoir? {Après an silence.) Allons, mes amis, séparons-nous ! Budik, tu vas conduire Messire Guillaume au champ de la Croix. C'est "..i que les valets nous attendent avec les chevaux. Pour ne pas éveiller les soupçons, il vaut mieux que nous ne sortions pas tous ensemble. Allez donc ; à bientôt I
GUILLAUMB
Viens, Budik.
BUDIK
Vous ne tarderez pas, Mylurd. Vous savez que -a dernière ronde est à dix heures.
WILLIAMS
Nous sorliroiis avanl. D'ailleurs, ne crains lien. Qui donc, en ma compagnie, à celle heure el sous ce déguisement, soupçonnerait le duc de Bretagne ? Dans quelques instants, je vous rejoindrai là-bas.
Biidik t't measirc Guillaume sortent, après lui avoir serré lu main.
SCRNE J\
WILLIAMS, puis LDWARIJ, AirnUR >A GCOFFMdY
VVn.LIAMS
Mon Dieu ! donnez-moi le courage d'accomplir mon devoir- Seigneur, qui, par pitié pour l'obéissance d'Abraham, as sauvé son fils Isaac, Seigneur, sauve mon fils! mais s'il faut que l'un des doux périsse, mon Dieu, prends mon fils, s'il le faut, mais sauve le roi ! {Edward pnruU, revêtu des vêlements d'Arthur, qui a pris la cape et le bonnet d'Edward, Geof/roy les suit.)
ARTHUR, à Edward
Ainsi, vous me jurez <juc demain vous aussi serez libre et que Mm^ ne courez aucun danger?
liDWAItU
Je le jure !
ARiHiH, ullaril à W illutins \'uus le jurez, irouvcrneur ; voire fils na rien ;» craindre ?
WILLIAMS URL'Ci:, o/j/T.s uric hcsilalion Je NOUS le jure !
ARTHl R, à Edœard cl à Gcnl/rotj A demain, mes amis !
GEOFFROY, Ù Edwcivd
Edward, je vous envie ! c'csl vous tjui le sauvez ! Adieu, Monseigneur !
A demain !
ARTHUR
Ainsi puissions-nous tous les trois, dans la bonne comme dans la mauvaise fortune, être toujours unis par la plus suinte amitié.
WILLIAMS
Hàtez-vous, Sire. {Il rccnndiiil son fils et Geoffroy vers la prison.) Adieu, cher Edward, adieu !
EDWARD
Adieu ! adieu ! {La parle esl refermée sur eux.)