‹ Arthur de Bretagne; drame en quatre actesChapitre 50 sur 55 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

LES PRÉCÉDENTS, AMAURV ; BLDIK et MESSIRE GUILLAUME DES ROCHES, au dehors

AVivunY, à part

Il est temps de les éloigner ! {Haut.) J'interromps votre travail, mes jeines seigneurs. {Mouuemcnt d'Ar-

fhur.) Ne craignez rien ! Je ne sous trahirai pas. Le gouverneur est ivre. Il voulait descendre dans ce cachot, où vous avez été réuni.s à ma prière. Sa f)résence ici pouvait tout conipromellie. Je lui ai c<tnseillé de vous faire conduire près de lui. Ces hommes ont l'ordre de vous accompagner près du gouverneur et de vous ramener ici. (.4 Eduitrd.) Une grande joie vou.s attend là-haul, mon jeune seigneur. Vous aller revoir quelqu'un...

EDWARD, avrc an cii <!>' joie Mon père ? Ah ! c'est trop <lc bonheur !

11 vil !

AMAURY

Vous fuirez ensemble. Allez ! 1 entrevue sera courte, et vous pourrez après fuir par la brè-chc ouvcrlo ; car je travaillerai en vcoig attendant... Ne craignez rien ; un peu de patience et vous serez sauvés.

ARTHUR

Allons, mes amis...

GEOFFROY

Ce n'est qu'un retard.

EDWARD

Mon père bien-aimé !...

Ils sorlenl. La porte se rrfcrmc. Une fois fcnl, Amaury laisse échapper un ricnnemcnl sauvage ; pnif, prenant la barre 'le fer, il en frappe le mur à coups redoublée.

- lo:) —

SCKNE X

AMAIJHÏ. puis LE ROI JEAN

et LE SIRE DE MAULAC : au deliuis, GUILLAUME

DES ROCHES et BUDIK

AMAL'RY

Hc ! Budik !

BLDIK

C'est toi, Amaury ? .

GUILLAUME

J"ai cru qu'on les emmenait. Serions-nous trahis?

AMALRY

lis vont revenir. Le gouverneur est i\re ; il voulait les voir ! je les lui ai fait conduire.

BUDIK

Tu me rassures. Travaillons.

AMAURY

Travaillons !

Quelques pierres se délachenl. Le roi Jean entre, suivi du sire de Maulac. Ils oui à la main leur épéc nue.

JEAN, en proie ù une ivresse sombre Où sont-ils, Maulac ? Où sont-ils, que je les tue ?...

MAULAC

Plus bas, Sire ! {Montrant lu fenCtrc.) Ils sont là T

GL'iLLAi Mi:, au <lc)tors

A mon tour, Biidik ! Je \(mix ironner les derniers coups.

JEAN

C'est mon ami Ciuillaunie ! Ali ! le beau coup tic filet l

]U LilK

AUenlion ! le mur ;? ébranle.

AMAURY, (/// rvi ri ù Muulac

Effacez-vous dans lomljrc el lenez-vou.s là, des deu,K côtés de la brèche. (Juand ils entreront... frappez \

JKAN

Oui.

Le roi Jean cl de Maiilac se lienncnl à gauche cl «i droile de la poterne, t'épée. levée, prêls ù fondre sur ceux qui vont entrer.

AMAIRY

Encore un efTort !

BLMK 11 (.1 II. I. Al ME

Vive le duc !

Le mur s'écroule avec fracas- On aperçoit la campagne et la Seine, éclairés par la lune.

AMAIRY

Vien.s çù, ami Budik. Ils ne larderont pas à descendre.

Budik entre cl tend la main ù Guillaume des Hochet.

BLDIK

Venez, Messirc

GL'ILLAUMli

Hnnij, mou crime est eJTacé !

JLAN, tombiint sur lui Oui, dans ton sang !

Au mcnie insfanl, Muuhie s'i'sl jelé sur Uudik et Va frappé..

BUDIK

l^âcheis ! a.'-isas'Siîis ! (// lombc.)

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