SCENE II
JORSON, KITTY.
KITTY
Sais-tu que c'est une fameuse faveur qu'il nous fait la, mylord, lui, un seigneur si haut, si fier?
jobson.
Sans compter qu'il nous a mariés, qu'il nous a acheté cette cabane dont nous avons fait un joli cabaret, «les filets, une barque, enfin tout, quoi! et ça, depuis quatre ou cinq ans environ, depuis le unir où je me suis jeté «à l'eau, pour ramener au bord ce petit lutin de sir Arthur, qui avait alors douze ans, et qui s'était laissé tombera la mer.
KITTY
Il l'aime bien ce jeune homme-la, nul' homme !
loason, affectant l'indifférente.
CV^t tout naturel, nu orphelin qu'il a ramené de l'étranger à son dernier voyage. {A part.) Estce. qu'elle aurait des soupçonsl
KITTY
In orphelin, un orphelin t on ne regarde pa* comme < ;> les enfans des autres. Veux-tu que je
te dise, moi, je crois qu'il lui est de quelque
chose»
jonsnv Ah , bah ! il ne lui ressemble pas du tout.
KITTY
Il ressemble peut-être à sa mère?
JOBSON
A sa mère, à sa mère! où est-elle ?
KITTY
Ah ! voilà !
JOBSON
On en aurait entendu parler...
KITTY
Ça n'est pas dit: étant tout jeune, mylord a pas mal voyagé en Italie, en Allemagne, en France; il n'était pas si fier alors; il s'appelait tout bonnement sir Lionel Burnctt.
JOBSON
C'est vrai, il n'avait pas encore perdu son oncle qui lui a laissé son nom et sa pairie; mais qu'estce que ça dit, cela?
KITTY
Ça dit, ça dit qu'il peut bien ^voir tr#uvé quelque jeune ti 1 le qui n'était pas, frère tmn plus, et alors... dam, c'est si fragile la \vertu J .*.
JOBSON
Allons, tais-toi, mauvaise langue; j'aperçois d'ici tous nos pécheurs qui reviennent du château de Melvil où ils ont été chercher sir Arthur.
KITTY
II est parmi eux, entre Thomas le Long et John Digby ; a-t-il l'air mauvais sujet!
JOBSON
Ça fera le plus joli mid-schipman de toute la marine anglaise et royale.