‹ Arthur, ou, seize ans aprèsChapitre 13 sur 50 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

Les Mêmes, JEROME.

JÉRÔME, en dehors.

Au secours! au secours!... ou je plonge.

JOBSON

Un des naufragés du bâtiment!

JÉRÔME , en dehors.

Au secours! au secours!...

JOBSON

Il est sur une bouée de sauvetage... laissez-moi le tirer de là, mylord.

Il sort un instant.

JEROME, en dehors.

Ne vous mouillez pas... ne vous mouillez pas... donnez-moi seulement la main pour débarquer. LORD MELVIL, à part.

Elle serait ici... si près d'Arthur!

Jc'rôrae et JoLson entrent en scène.

JKROME.

Imaginez-vous qu'ils m'avaient mis à cheval sur un tonneau, et puis qu'ils m'ont oublié.

JOBSON

Mais, mon pauvre homme, vous devez être tout trempé ?

JÉBOME.

Non, il n'y a que le bas... Mais ma cousine, ouest ma cousine? je veux ma cousine.

LORD MELVIL, vivemeut.

Votre cousine... comment se nomme-t-elle?

JEROME

Moi, je m'appelle Jérôme Duâot, naguère débitant de tabac à Paris.

LORD MELVIL, à part.

Son parent!

JEROME

Quant à ellu , elle désire qu'on l'appelle tout simplement Marie.

LORD MELVIL, à JobsOn.

Marie!... plus de doute, c'est elle... Éviter sa présence... impossible...

JOBSON , bas.

Elle saurait bientôt que sir Lionel et lord Melvil ne font qu'un.

LORD MELVIL, de même.

Il vaut mieux que je la voie, que je lui parle, avant qu'elle ait pu prendre le moindre renseignement.

JÊKOUE.

Vous ne me dites rien... vons parlez entre yous, étrangers... est-ce que ma pauvre cousine n'aurait pas été repêchée?... ah! dites-le-moi, et je re» tourne tout de suite à mon tonneau.

LORD UELVIL.

Non, rassurez-vous. ..votre cousine est sauvée... vous la verrez bientôt, et vous serez, ainsi qu'elle, monsieur Duflot, traités avec les égards que vous méritez. {A Jobson.) Reste avec cet homme. JÉRÔME, à part.

Il est fort bien élevé, ce marin.

Lord Melvil le salae et sort ; il rend le salut à plusieurs reprises.

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