SCENE XIV
Les Mêmes, JOBSON , KITTY, Pêcheurs, Naufragés, ARTHUR, JÉRÔME DUFLOT charge de paquets, de cartons et d'une cage à perroquet.
ARTHCR.
Mylord, grâce au ciel et à ces braves gens, aucun des naufragés n'a péri.
Marie le regarde ; Melvil lui fait signe de se contenir, JEROME.
Ni moi non plus, ma cousine, ni mes effets, ni mon perroquet, comme vous voyez.
ARTHDR.
Dieu merci , tout le monde t» bien ; et tooi
MAGASIN THÉÂTRAL
aussi, madame , Toas que j'ai en le bonheur do sauver 7
UARiB.
Tons, c'est TOUS?
LORD HELTIL.
Oui, madame, c'est à lui que vous devez la vie.
MA.R1E
A lui... à lui...
Elle se jette à ton cou et l'embrasse avec de'lire. LORD HELViL, à part.
Elle va se trahir.
MARiEj s'éloignant d'Arthur.
Pardonnez, sir Arthur, ce mouvement involontaire; mais j'ai été mère, j'ai eu un fils, et je l'aï perdu.
A.IB de Doche.
C'est qu'aujourd'hui mon fils aurait YOtre âge, Vos traits si doux et votre noLle ardeur
Et comme vous par son courage Il eAt aussi secouru le malheur I Ce souvenir a fait hattre mon cœur.
Car, en pensant aux jours de son enfance Où, sur mon sein, pleurant, je le berçais, II m'a semblé, dans ma reconnaissance,
Que c'était lui que j^embrassais.
ARTHUR
Vous avez perdu votre fils... moi, j'ai perdu ma mère, et rien que pour cela, il me semble déjà que je vous aime.
LORD MELViL , voulatit ditoumer la conversation.
Arthur 1... vous ne réfléchissez pas que madame, que tous les naufragés de ce bâtiment ont besoin de repos pour se remetti'e de leurs fatigues , et comme la maison de Jobson est trop petite pour recevoir tant de monde, s'ils le permettent, je leur offre l'hospitalité au château de Melvil.
JÉROHE.
Nous le permettons. {A part. ) Il est fort bien élevé, ce monsieur-là!
ARTHUR
Mais, amiral, vous oubliez le baptême de la Jfcarque; justement, voici tout le cortège qui nous revient avec la fin de l'orage I