ARTHUR, MARIE
ARTHUR
Son voleur t ah çà ! il est fou, votre cousin?
MARIE
Ohl non; mais il existe entre nous un secret que peut-être un jour vous saurez aussi.
ARTHUR
Tout ce que je sais à présent, c'est que jamais, au bras de nos plus belles, de nos plus brillantes ladies.je n'ai trouvé ce charme indicible de notre promenade du matin.
UARiE, souriant.
Savez-vous, sir Arthur, que voilà un campliment bien flatteur pour mon amour-propre, {avec tendresse) car enfin je serais votre mère.
ARTHUR
Ou ma sœur.
MARIE
Oh! votre sœur aînée.
ARTHUR
Eh bienl de ces deux titres, prenez celui qui exige le plus d'attachement, d'amitié sincère.
MARIE
Mon choix était fait d'avance.
Et surtout, promettez-moi de rester long- temps, bien long-temps au château.
MARIE
Le plus long-temps que je pourrai.
ARTHUR
A la bonne heure, au moins... oh 1 soyez tranquille, mylord n'y mettra pas obstacle; il est ftand, généreux, malgré ses préjugés aristocra-
tiques. Ainsi, c'est conrenu, nous ne nous quitte* rons plus.
tN DOMESTIQUE, entrant.
Mylord fait demander à madame si elle peut le recevoir.
MARIE, à part.
Déjà! j'étais si heureuse! (Haut.) Dites à sa Seigneurie que la pauvre étrangère est à ses ordres.
Le domestitpie sort.
ARTHUR
Ahl mon Dieu! qu'avez-vous donc? comme tous êtes émue!
MARIE
Un moment de trouble involontaire... je suis si peu habituée au monde! mais me voilà remise, tout-à-fait remise. {Les deux battons s'ouvrent, à part.) C'est lui, je tremble.
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