SCENE vni
Mêmes , ARTHUR, Matelots.
ARTHUR, accourant.
Ah! mylord, félicitez-moi, un ordre de l'Amirauté.
Il agite un papier avec joie.
LORD HELTIL.
Un ordre de l'Amirauté, pour vous?
ARTHUR
Pour moil... Il faut que ce soir même je sois à bord du Royal-Georges , un beau vaisseau de quatre-vingts... tenez, voyez plutôt...
Il lui donne la dépêche.
LORD UELViL, à part.
H va s'éloigner... tout est sauvé.
JEROME, qui a passé en revue tous les maielols.
Mon triton n'y est pas... ( Regardant leurs vestes.) Et tous les mêmes boutons... ça brouille mes idées...
LORD HELVIL.
En effet, l'ordre est précis... vous êtes chargé de conduire à Porstmouth plusieurs matelots du Royal-Georges, qui étaient en permission dans les villages de la côte.
ARTHUR, les montrant.
Les voilà tous prêts , tous joyeux comme leur officier, n'est-ce pas, mes camarades. {It leur donne des poignées de main : Jérôme lui serre aussi la main. ) Est-ce que vous avez aussi envie de vous embarquer, mon bonhomme?
JÉRÔME
Merci , je préfère de beaucoup le plancher des quadrupèdes. Vous n'auriez pas vu le sieur Jobson, par hasard?
ARTHCR, sans lui répondre.
Allons, mes amis, vent en poupe, et démarrons; je vais endosser mon uniforme, et nous nous mettons en route. ( Comme frappé d'une idée subite.) Mais j'y pense... ingrat que je suis... cette dame française, qui m'aime tant... j'allais partir sans l'embrasser.
LORD UELVIL.
Elle est rentrée dans son appartement} elle 'est sentie indisposée tout-à-coup.
ARTBtm.
PauTre femme t
JÉIIOME.
Coranent, ma cousine est indisposéel...
ARTHUR
Et vous êtes sur qu'elle ne peut me recevoir?
LORD MELVIL
Je me chargerai de vos adieux pour elle.
JEROME
Et moi aussi.
LORD MELVIL
Enfans, suivez votre officier.