‹ Arthur, ou, seize ans aprèsChapitre 33 sur 50 · JÉRÔME, MARIE · texte numérisé non relu

JÉRÔME, MARIE

Quoi... vous lui permettez de sortir avant de le forcer à dire ce qu'il a fait du petit, le gueusard I

MARIE

C'est inutile, je le sais.

JÉROUE.

Vous le savez; vous savez oil il est !

Il fait un mouvement pour sorlir.

MARIE, l'arrêtant.

Tu sauras tout, aussi... mais en France seulement.

JÉRÔME

En France !

MARIE

Oui, nous y retournons.

JEROME

Avec lui ?

MARIE

Sans lui.

JÉRÔME, Étonné.

Sans le petiti et c'est sa mère qui me dit ça... c'est sa maman I

MARIE

Il ignore que je suis sa mère... il faut qu'il l'ignore toujours.

Alors, faites-moi l'amitié de me dire pourquoi j'ai mangé des pommes de terre pendant seize ans; pourquoi je suis venu dans les Iles Britanniques; pourquoi vous m'avez fait sauter cet infâme pas de Calais oîi j'ai manqué d'être dévoré par les sardines?

MARIE

Cousin, si tu m'aimes, ne me fais plus de questions, je t'en supplie.

JÉRÔME

Mais cependant il est plus qu'inoui...

MARIE

Aimes-tu mieux me voir mourir de douleur, après avoir fait le malheur d'Arthur?

JÉROUE, sérieusement.

Ah 1 si c'est ce motif-là, c'est bien différent... Je ne comprends pas; mais c'est égal, je vas tout préparer pour notre départ... de confiance, de confiance.

MARIE

Merci, moi; bon Jérôme.

JÉROMB.

De confiance, de confiance.

Il sort.

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