SCENE IV
Les Mêmes. LORD MELVIL.
LORD MELVIL
Merci, merci, mes amis; mais de tels honneurs ne me sont pas dus ici, nous ne sommes pas à bord.
ARTDUn.
Mylord, vous paraissez moins préoccupé, plus heureux; ces nouvelles que vous attendiez...
LORD MELVIL
Je les ai reçues, Arthur, et c'est vous qui allez les lire à haute voix.
li lui remet des papiers sous enveloppe. ARTHUR.
Moi, mylord !
LORD MELVIL
Vous, mon ami, car cette lettre est à votre adresse.
ARTHUR, quia ouvert la lettre.
Que vois-je! le cachet de la chancellerie I mou nom! un brevet d'officier pour moi.
TOUS
Officier!
ARTHUR
Ah! mylord, c'est encore un de vos bienfails.
LORD MELVIL
C'est le prix de vos progrès et de votre belle conduite à l'école de marine, Arthur.
N'était-ce pas assez d'avoir recueilli sur une terre étrangère le pauvre orphelin... [avec douleur) que sa mère avait abandonné.
Lord Melvil fait un mouvement ; Jobson aussi, ils se regardent.
KITTY, bas à Jobson.
Vois-tu comme mylord cstému !
JOBSON
Tais-toi.
ARTHUR
Vous avez voulu qu'il vous dût plus que la vie, en mettant dans son cœur l'amour des belles actions, et le désir de vous ressembler un jour. LORD MELVIL, le Serrant dans ses bras.
Mon Arthur !
KITTY, bas à Jobson.
Vois-lu comme il le regar<le !
jOBsoy.
Mais tais-loi donc, bavarde.
ARTHUR
Oui, quelque chose me ditli qu'un jour je luar-
MAGASIN THEATRAL
chcrai sur vos iraces... Ah! nnlunl, mylord, je voudrais y êlrcdéjà!
KiTTY, à pari.
Et di c qu'une mère a eu le courage de l'abandonner.