Arthur Pougin
POUGIN (François - Auguste - Arthur PAROISSE- POUGIN, connu sous le nom (I’Arthur), historien et critique musical français, est né à Ghâteauroux (Indre) le 6 août 1834. Fils de comédiens de province qui voyageaient sans cesse pour l’exercice de leur profession, il commença dès l’âge de sept ans l’étude de la musique avec sa mère, qui était musicienne amateur, et ne connut jamais d’autre professeur de solfège. Lorsqu’il eut accompli sa huitième année, on lui mit un violon dans les mains, et ses progrès sur cet instrument furent rapides, bien qu’il fût obligé de changer de professeur chaque fois que son père changeait de résidence. Celui-ci se décida à se fixer à Paris en 1846,dans l’intérêt de l’avenir artistique de son fils, et bientôt l’enfant suivit au Conservatoire le cours de Guérin, puis celui de M. Alard. Mais les ressources de la famille étaient modestes, et dès l’âge de treize ans, tout en poursuivant ses études, il lui fallut commencer à gagner sa vie dans les orchestres ; il appartint ainsi, successivement, à ceux du Cirque national, du Vaude-
Cette notice fait partie du tome II du supplément et complément de la Biogr. univ. des Musiciens par Arthur Pougin.
ville et du Gymnase, où il occupa le poste de violonsolo.
Tout en se perfectionnant sur son instrument, il apprit, seul, le mécanisme du piano, puis s’appliqua bientôt à l’étude du contrepoint et de l’harmonie avec un excellent professeur, M. Albert Lhote, qui lui donna les soins les plus affectueux et pour lequel il a conservé une vive reconnaissance. A cette époque, passant toutes ses soirées et parfois une partie de ses journées au théâtre, travaillant le violon, le piano et riiarmonie, donnant lui-même de nombreuses leçons, il trouvait encore ie rnoyen de se livrer sqns maître à certaines études littéraires, et travaillait jusqu’à quatorze heures par jour. Il avait abqndoqné les classes de violon du Conservatoire pour se perfectionner sous la direction d’un artiste fort distingué, ]\I. Bérou, alors violon-solo à l’Opéra-Comique ; il rentra peu après dans cet établissement pour y suivre le cours, d’harmonie de M. Henri Reber. Déjà il s’exerçait à composition en écrivant, pour l’orchestre restreint dq Gymnase, quelques ouvertures que son chef,^ Couder, voulut bien faire exécuter en tête des pièces joules à ce théâtre.
En 1855, Pougin accepta un engagement qu’on lui offrait comme chef d’orchestre au petit théâtre Beaumarchais, mais il n’y resta pas longtemps, et entra bjen^ tôt en qualité de premier violon aux concerts de M. Musard fils, qui s’ouvraient alors au boulevard des Capucines. Là, il écrivit pour lui-même deux ou trois fantaisies de violon qu’il exécuta avec accompagnement d’orchestre, puis, au bout d’une annéç, il alla remplir à l’aimable théâtre des Folies-Nouvelles les fonctions de répétiteur et de second chef d’orchestre, qu’il conserva pendant trois ans. Désirant aborder Ip scène çoinmç
compositeur, il écrivit les paroles et la musique d’une opérette en vers, Perrine, mais ne put parvenir à la faire recevoir par la direction des Folies-Nouvelles ; il lit alors représenter ce petit ouvrage dans les salons de M''"‘ Augustine Brohan, qui voulut bien l’aider en cette circonstance, puis composa quelques morceaux symplioniques qu’il fit exécuter au Casino, par l’orchestre que dirigeait M. Arban.
Voyant le temps se passer sans profit pour ses désirs de compositeur, Pougin , sans renoncer à tenter la chance de ce côté, eut fidée de tourner ses efforts vers la liitéralure musicale, et sous ce rapport débuta, au mois d’avril 1859, par un travail historique que la Revue et Gazette musicale publia sous ce titre : De roriginede la gamme et des uuuis des sept notes qui la composent, en une série d’articles qui furent bien accueillis. Ce travail fut bientôt suivi d’une longue suite d’études biographiques, insérées dans le même journal, sur divers musiciens dramatiques français du dix-huitième siècle, oubliés ou peu connus : Duni, André Campra, Mouret,Mondonville, Martini, Délia Maria, Gresnich, Floquet, Dezèdes, Devienne, etc. Bien que ces divers écrits ne fussent pas exempts de l’inexpérience et des tâtonnements naturels de la part d’un débutant, on se plut à reconnaître en germe chez leur auteur les qualités qui plus tard lui ont valu une place honorable dans la littérature musicale de son pays, et avant tout la recherche la plus active et la plus consciencieuse de la vérité historique. Dès celte époque, Félis, qu’il n’a jamais connu personnellement et auquel il iia jamais eu fhonneur de parler, disait de lui au directeur d’un journal : « Voilà un jeune écrivain qu’il faut aider à se produire le plus pos.sible; il me paraît appelé à rendre de très-utiles services. »
¥a\ 1860, Pougin entra comme rédacteur politique au journal l'Opinion nationale, qui venait de se fonder i. Dans le même temps, apprenant qu’une place de violon élait vacante h l’orchestre de l’Opéra-Cornique, il prenait pan au concours ouvert à cet effet et l’emportait sur ses rivaux. Son but, en entrant à ce théâtre, était d’apprendre à connaître les œuvres de l’école musicale française, d’étudier de près lés procédés des maîtres, leur harmonie, leur instrumentation, la nature de leur conception générale. Il songeait ainsi à se familiariser, de la façon la plus pratique et la plus sûre, avec des œuvres et des artistes qui l’intéressaient d’autant plus que, dès cette époque, il avait conçu le projet de s’attacher spécialement â retracer l’histoire, sinon de la musique française à son point de vue général, du moins des artistes qui avaient contribué â la gloire de son pays.
I Pendant quinze ans, et malgré ses travaux actifs de littérature, de criti(jue et d’histoire musicales, il n’a cessé de prendre une part importai.U* de collaboration politique à un grand nombre de journaux, dans lesquels il a constamment défendu les idées de liberté et do progrès. Ces journaux sont, outre l'Opinion nationale^ à laquelle il est resté attaché pendant cinq ans, le National, la Liberté, le bien public, la Cloche, le Charivari, l’Histoire, l'Electeur libre, dont il fut le secrétaire de la rédaction pendant le siège de Paris, le Soir, où il remplit plus lard le même otfice. le Mouvement (Bordeaux), la lûscussion (Bruxelles), etc. En 1871, on lui offrit d’entrer dans l’administration, et on lui proposa une souspréfecture importante ; il refusa sans peine et sans regret, estimant qu’il n’est pas de plus belle profession que celle d’artiste et d’écrivain indépendant.
En dehors de la musique, Pougin s’est au.ssi beaucoup occupé de questions purement littéraires; il a collaboré, sous ce rapport, à de nombreux journaux et recueils : l'Eclair, le Nain jaune, la Jeune France, la Jeunesse, le Mouvement, le Paris-Magazine (dont il fut pendant quelque temps le directeur), le Journal amusatit, le Journal littéraire, le Gaulois. 11 a donné quelques articles au XIX.^ Siècle, à Paris-Journal, au Constitutionnel, au Musée des familles, au Musée universel, au Soleil, au Paris-Cascade, à l'Année illustrée, à l'Echo de l'agriculture, etc.
Ses études sur la musique étrangère n’ont été en effet, si l’on peut dire, que des accidents dans la vie littéraire de Pougin. Tout en se rendant aussi familière que possible l’histoire de cette musique, c’est l’histoire de l’ai’l national qui le préoccupait et l’intéressait avant tout, c’est dece côté surtout que se sont toujours dirigés ses efforts, ses désirs, ses travaux. Procédant avec méthode, il avait voulu commencer par le commencement, et c’est pour cela qu’il avait publié d’abord toute une série d’écrits historiques et critiques sur une douzaine de maîtres dont le premier, Gampra, fermait le dix-septième siècle, tandis que le dernier. Délia Maria, ouvrait presque le dix-neuvième. Après s’être essayé dans ces travaux d’une importance secondaire, il put, dans la suite, lorsqu’il fut plus sûr de lui, commencer la série de grandes études qu’il avait rêvées sur les maîtres de la scène lyrique française, et publier des livres importants sur quelques-uns d’entre eux ; Rameau, Boieldieu, .Adolphe, Adam, Albert Grisar, etc.
Pougin, cependant, n’avait pas renoncé complètement à se produire lui-même au théâtre. En 1865, il écrivit les paroles et la musique d’un opéra-comique en un acte avec chœurs, le Cabaret de Ramponneau ; mais cet ouvrage, reçu successivement au théâtre Saint-Germain, puis au théâtre lyrique de l’Athénée, et enfin â l’Opéra populaire installé dans la salle du Châtelet et dont l’existence fut si courte, ne put parvenir à voir le jour. Il n’en continuait pas moins à s’occuper des travaux qui lui étaient chers. Après un séjour de trois années à l’orchestre de l’Opéra-Comique, il avait quitté ce théâtre et renoncé complètement à donner des leçons pour pouvoir se livrer sans réserve à ces travaux. Devenu successivement le collaborateur de plusieurs journaux artistiques, la France musicale, le Ménestrel,
rArt musical, le Théâtre, il publia dans ces journaux un grand nombre d’écrits plus ou moins étendus sur divers artistes français ou étrangers, écrits qui, pour ta plupart, parurent ensuite sous forme de livres ou de brochures. C’est ainsi que furent publiées d’abord ses études sur le compositeur anglais Wallace, sur F. Halévy écrivain, sur Meyerbeer, Rossini, Bellini, Léon Kreutzei*, etc. ; d’autres sont restées enfouies dans les recueils où elles ont vu le jour, et parmi celles-là nous citerons celles qui ont trait à quelques musiciens italiens, Mercadante, MM. Pedrotti, Gagnoni, puis celles relatives au grand violoniste Baillot, au Judas Machabée de Hændel, aux scèneslyriques secondairesde Paris, etc.
En dehors de ces travaux historiques, Pougin avait été chargé de la critique musicale courante dans diverses feuilles littéraires, le Figaro- Programme, le Camarade, Paris illustré. En même temps, Pierre Larousse, l’excellent directeur du Grand Dictionnaire universel du Z/Z® siècle, lui avait conlié toute la partie de cet immense ouvrage qui concernait la musique, et en effet, c’est lui qui, à partir du mot : Chants populaires, a donné tous les articles historiques, techniques, encyclopédiques et didactiques relatifs à cet art. Ce travail ne lui a pas coûté moins de trois années, et il est tel des articles en question qui forme, on peut le dire, un traité complet sur la matière. En 1871, Pougin prit possession du feuilleton musical du journal le Soir; c’est là qu’il conçut la pensée de faire connaître intimement au public les membres de la jeune école musicale française, de retracer leurs efforts, d’inspirer confiance en leur valeur, enfin d’attirer sur eux l’attention, de les rendre sympathiques, et de prouver que l’ensemble des travaux de ces jeunes artistes était destiné à faire honnetu’ un jour au pays qui les avait vu naître.
C’est ainsi qu’il mit en lumière, avec la certitude d’être utile è tous et de rendre service è l’art, les personnalités de MM. J. Massenet, Georges Bizet, Léo Delibes, Emile Pessard, Ernest Guiraud, Théodore Dubois, Charles Lenepveu, Edouard Lalo, Charles Lecocq, etc. Un changement dans la direction du Soir ayant amené sa retraite, Pougin fut appelé à exercer les fonctions de critique musical successivement à la Tribune, à VÉvénement et enfin au Journal olficiel, auquel il appartient depuis les premiers mois de l’année 1878. Il n’en continuait pas moins, particulièrement dans le Ménestrel et la Chronique musicale, ses travaux historiques, toujours en grande partie consacrés à l’art français ; dans le premier de ces journaux, il publia une série de notices biographiques sur Elleviou, M'"® Dugazon et la famille Gavaudan, notices qui formèrent plus tard le volume de Figures d' opéra-comique, et un travail trèsimporiant donné sous ce titre : les^ Vrais Créateurs de rOpéra français, dans lequel, à l’aide de documents inédits et de preuves irrécusables, il revendique hautement en faveur de Cambert et de l’abbé Perrin ce titre de créateurs de fOpéra français, » accordé trop légèrement, depuis deux siècles,à Lully et à Quinault, qui n’ont fait que poursuivre, avec génie d’ailleurs, l’œuvre si bien établie par leurs devanciers. Dans la Chronique musicale il donna, entre autres, un résumé historique du gentil petit théâtre musical de l’Athénée, aujourd’hui transformé, et une étude très-fouillée sur Andi’é Philidor, musicien de génie trop oublié, qui fut avec Du ni, Monsigny et Grétry, l’un des véritables créateurs du genre de l’opéra-comique. D’ailleurs, l’activité de Pougin ne se ralentissait pas un instant. A la sollicitation d’un éditeur, il avait publié pendant trois années un Almanach de la Musique (1866-67-68), qui lui
coûtait beaucoup de soins et dont on a bien voulu regretter la disparition ; sur la demande de M. Martinet, directeur des Fantaisies-Parisiennes, il avait rédigé un long Mémoire destiné h attirer l’attention du gouvernement sur ce théâtre, qui avait rendu de réels services ; il avait publié dans la Revue contemporaine un résumé historique très-complet de la littérature musicale française; il avait fait, dans la salle du boulevard des Capucines, diverses conférences sur Meyerbeer, Cimarosa, Bellini, etc. ; bientôt il s’occupa de provoquer â Rouen de grandes fêtes nationales pour la célébration du centenaire de Boieldieu, fêtes dont il avait conçu le premier la pensée, à l’organisation desquelles il prit une part importante, et qui furent les premières de ce genre qu’on ait vues en France; puis il aida activement son ami M. Ch. Lamoureux dans les travaux relatifs à la création de la Société de l’Harmonie sacrée ; enfin, en qualité de secrétaire-rapporteur du Comité de la Société des compositeurs de musique, de secrétaire du Comité de l’Association des artistes musiciens, de secrétaire général de l’Institut orphéonique français, il collaborait avec ardeur â l’administration de ces diverses compagnies, et remplissait encore les fonctions de secrétaire du Comité des éludes de l’Ecole de musique religieuse.
C’est alors que les éditeurs de la Biographie universelle des Musiciens lui offrirent de se charger de la tâche si honorable de continuer et de mettre à jour cet ouvrage colossal. Après quelques hésitations, causées par la crainte de ne pas être à la hauteur de cette tâche, Pougin finit par accepter, heureux d’attacher son nom à une œuvre aussi importante, désireux de rattacher plus étroitement à la France ce livre, écrit en français par un étranger, et décidé d’ailleurs par les instances affectueuses d’amis et de confrères qui vou-
lurent bien lui promettre de l’aider dans un travail dont il ne se dissimulait ni les difficultés ni les périls. Ce n’est pas ici le lieu de s’étendre longuement à ce sujet; la prélace du pré>ent Supplément a dit tout ce qu’il y avait il en dire. Mais,— et c’est ce qui explique l’étendue de la présente notice, — l’auteur principal du ce Supplément avait le droit et le devoir de faire connaître au public quels ont été les mobiles de sa carrière, et de déclarer que cette carrière, absolument volontaire et tendant ii un but nettement déterminé, n’a laissé aux hasards des événements qu’une part aussi restreinte que possible.
Voici la liste des écrits publiés jusqu’à ce jour par Pougin : André Campra, Paris, impr. Ghaix, 1861,
in-8® de 23 pp.; Gresnick, id., id., 1862, in-8‘’ de 23 pp.; 3" Dezèdes, id., id., 1862, in-8"' de 38 pp.; A'^Floquely id., id.. 1863, in-8'* de 24 pp. ; 5" Marlini, id., id., 1864, in-8" de 32 pp.; 6“ Devienne, id., id., 1864, in-8'' de 32 pp (ces six brochures ont été publiées sous le Litre général de Musiciens français du XVIID siècle) ; V Meperbeer, notes biographiques, Paris, Tresse, 1864, in-12; 8'’jP. H alévy, écrivain (travail dans lequel, comme l’indique son titre, l’auteur s’était particulièrement proposé d’analyser le talent de F. Halévy sous le rapport littéraire), Paris, Glaudin, 1865, in-8“ de 45 pp.; 9" William Vincent Wallace, étude biographique et critique i\' un des biens rares écrits consacrés en France à un musicien anglais), Pai-is, Ikelmer, 1866, in-8« de 42 pp. ; 10^ Almanach illustré, chronologique, historique, critique et anecdotique de la Musique, par un Musicien, Paris, Ikelmer, 1866, 1867 et 1868, 3 vol. in-12 (les deux dernières années ont chacune un supplément publié à part sous ce litre : Supplément à t Almanach de la 7nusique. Nécrologie des ynusiciens français et étrangers, 2 brochu-
res in-12) ; \\^ De la Littérature musicale en France^ Paris, Ikelmer, 1867, in-8" de 39 pp. ; 12“ De la siluation des compositeurs de musique et de Vavenir de Vart musical en France, mémoire préseiité au ministre de la maison de l'empereur et des beaux-arts par Louis Martinet, Paris, imp. Claye, s. d. (1867), in-8“ (brochure non signée) ; 13" Léon Kreutzer, Paris, Liepmannssohn et Dufour, 1868, in-8" de 16 pp. ; 14" Beliini, sa vie, ses œuvres, Paris, Hachette, 1868, un vol. in-12 avec portrait et autographes (une ti*aduction anglaise de cet ouvrage a été faite dans un recueil américain, le Watsons Art Journal, et une traduction espagnole, due à M. Luis Naval ro, aujourd’hui député, a paru à Madiâd, sous le titre de Vida et Obras de Vicente Beliini, s. d. (1873), un vol. in-12); 15" Albert Grisar, étude artistique, Paris, Hachette, 1870, un vol. in-12 avec portrait et autographe ; 16° Rossini, notes, impressions, souvenirs, commentaires, Paris, Claudin, 1871, un vol. in-8"; 17® Auber, ses commencements, tes origines de sa carrière, Paris, Pottier de Lalaine, 1873, in-12 de 36 pp. ; 18® ^ propos de F exécution du Messie de ticendel (brochure signée seulement des initiales : A. P.), Paris, imp. Chaix, 1873, in-12 de 34 pp. ; 19® Notice sur Rode, violoniste français (coui-onnée par l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux, et insérée dans les Actes de cette compagnie), Paris, Pottier de Lalaine, 1874, in-8° de 64 pp. ; 20° Boieldieu, sa vie, ses œuvres, son caractère, sa correspondance, Paris, fdiarpentier, 1875, un vol. in-12, avec portrait et autographe ; 21" Figures d'opéra-comique : Elleviou, 3/"'® Dugazon, la tribu des Gavaudan, Paris, Tresse, 1875, un vol. in-8" avec 3 portraits ; 22" Rameau, essai sur sa vie et ses œuvres, Paris, Decaux, 1876, un vol. in-16 (une traduction anglaise de cet ouvrage a paru dans un
jpgrn^l de Londres, the Musical World); 23® Adolphe Adam, sa viç, SO; carrière, sès Mémoires artistiques, Paris, Charpentier, 1876, un vol. in-12 avec portrait et autographe; Revue de la Musique ilourmi rédigé presque ep entier par Pougin, et qui n’a. pu que six mois d’existence), Paris, 1876-1877, un vol. iu-4®; 25® Biographie universelle des Musiciens, Supplément et Complément, Puris, Firmin-Didot, 1878-1879, 2 vol. in-8; ^6^ Société des compositeurs de musique. Rapport chnnuel,, Paris, 1878, in-8®, id., Paris, 1879, in-8® ; 27® Question de la liberté des théâtres, rapport présenté à M. le ministre de l'Insti'uction publique et des Beaux- Arts par la Société des compositeurs de musique, rédigé par M. Arthur Pougin, 1878, in-8® ; 28® Question du Théâtre Lyrique, mémoire présenté à M. le ministre de ^Instruction publique et des Beaux-Arts par la Société des compositeurs de musique, rédigé par M. Arthur Pougin, Paris, 1879, in-8 C Parmi ceux des ouvrages de cet écrivain qui ont été publiés dans divers recueils, mais qui n’ont pas encore paru sous forme de volumes, il faut surtout citer les suivants : 29® Les vrais Créateurs de VOpéra français : Perrin et Cambert ; 30® Philidor, étude sur ta musique
^ Pougin a écrit les paroles de la Fête des Nations, à-propos allégorique, musique de M. Adrien Boieldieu, qui a été représenté aux Fantaisies- Parisiennes en 4867 (Paris, Ikelmer, 4867, in-8»), et celles de la cantate: Ho-nmage à Boieldieu, musique de M. Ambroise Thomas, exécutée à Rouen, le 43 juin 4875, pour les fêles du centenaire de Boieldieu. Il a donné une édition nouvelle d’une série de trois Almanachs de spectacles qui constituent certainement le premier essai d’une publication de ce genre tenté en France : Agendas des Théâtres de Paris, 4735, 4736 et 4737, par François Parfaict, réimpression exacte du seul exemplaire existant, avec préface par Arthur Pougin, Paris, J. Bonnassies, 4876, in-32. Parmi les journaux auxquels il a collaboré, il faut encore citer l'Art, la Presse musicale, le Moniteur du Bibliophile, le Musée littéraire et artistique, la Revue du monde musical, le Nouveau Journal, le Bibliographe musical et le Guide musical (de Bruxelles). Pougin est officier d’Académie et membre correspondant de l’Académie de l’Institut royal de musique de Florence.
dramatique au dix-huitième siècle ; 31® Les Théâtres à Paris pendant la Révolution, histoire, chroniques, souvenirs, portraits, anecdotes; 32° Verdi, souvenirs anecdotiques.
Des compositions musicales de Pougin, consistant en pièces symphoniques, mélodies vocales, morceaux de genre pour le piano, morceaux de concert pour violon avec accompagnement d’orchestre ou de piano, rien jusqu’à ce jour n’a été publié.