LE SOLDAT ET LA BONNE
Dimanche soi Un chemin menant à des allées sombres. Musique lointaine et entrainante.
LA BONNE. — J'adore danser.
Le soldat la prend par la taille.
LE SOLDAT. — Comment vous vous appelez ? Cathy?
LA BONNE. — Vous, vous avez toujours une Cathy dans la tête. LE SOLDAT. — Non... je sais, je sais. Marie.
LA BONNE. — Dites, il fait noir, là. J’ai la trouille.
LE SOLDAT. — Faut pas avoir peur quand je suis avec vous. Tout de même...
LA BONNE. — Mais où est-ce qu’on arrive par-là ? V? a plus un chat. Venez, on fait demi-tour. Il fait trop sombre !
LE SOLDAT, &rant sur sa cigarette. — I] fait plus clair là ! Haha ! Mon p'tit trésor !
Il la tripote.
LA BONNE. — Ah ! Vous faites quoi là ?
LE SOLDAT. — Que le diable m’emporte s’il y en avait une de plus . P Y gironde que vous ce soir au dancing, mamzelle Marie !
LA BONNE. — Parce que vous les avez toutes tâtées comme ça ?
LE SOLDAT. — On en sent des choses en dansant. Pas mal de choses ) ça oui ! Ha !
LA BONNE. — Mais avec la blonde au visage de travers, vous avez plus dansé qu'avec moi.
LE SOLDAT. — Dites voir, mamzelle Marie.
LA BONNE. — Vous allez me brüler avec votre cigarette. LE SOLDAT. — Pardon, mamzelle Marie. On se dit tu ? LA BONNE. — On se connaît pas encore si bien.
LE SOLDAT. — Y'en a plein qui peuvent pas se blairer et qui se disent quand même tu...
LA BONNE. — La prochaine fois quand nous... mais Monsieur... ! LE SOLDAT. — Dites Franz, mademoiselle Marie. LA BONNE. — Soyez donc pas si entreprenant — si quelqu'un venait !
LE SOLDAT. — Et quand bien même quelqu'un viendrait, on n’y voit pas à deux pas.
LA BONNE. — Mais faites donc attention, y'a un truc là, un peu plus je tombais.