EVELINA
O combat qui me desespère !
Grands dieux , finissez mou tourment !
Entre un crime et l'honneur
son ame délibère.
Que la vertu Temperte en ce fatal moment.
Évélina ! . . : .
Parlez ! ... *
IRVIN.
ÉVÉLINA.
IRVIN.
O ciel! qu'allais-je faire!
ÉVÉLINA.
« Dévoiler un perfide, et vous armer pour nous.
IRVIN.
Non 5 ma bouche jamais ne trahira mon frère.
ÉVÉLINA.
)) 11 conspire avec Rome; il n'est plus rien pour vous. y> Défendez contre lui la patrie et mon père : » Faut-il pour l'obtenir embrasser vos genoux? '
(^Elle se jette aux pieds d'Ivrin.")
IRVIN , la relevant.
Ah ! princesse ! . . . je cède au charme qui m^attireî 31 Vos larmes, vos attraits, et surtout vos vertus, )) Exercent sur mes sens un si puissant empire,
i4 ARTIRE ET ÉVÉLmA ,
» Qu'aux vœux de votre cœur je ne résiste plus; » Et l'amour met enfin le comble à mou délire. ( Dans le plus grand désordre. )
AIR
Oui, oui, vous pouvez tout sur moi;
Vous voyez toute ma faiblesse;
En proie à l'horreur qui m'oppresse, Je mets entre vos mains mon honneur et ma foi : Je sens que tous les deux déchirent trop mon ame. Entraîné par l'amour, retenu par l'honneur.
Mon cœur, que l'un et l'autre enflamme, iS'a que le choix du crime ou le choix du malheur !
ÉVÉLINA.
Seigneur!
IRVIN.
Le ciel m'inspire un parti nécessaire.
Je défendrai vos lois, et vous, et votre père : Contre Rome aujourd'hui je vous offre mon bras,
Mais répondez-moi de mon frère :
Coupable ou non , mon cœur ne le trahira pas î
LVÉLINA.
11 suffit : c'est le ciel, seigneur , qui vous inspire!
AIR
Ah! dans votre cœur généreux Mes regards avaient hien su lire!
Ce munirnt comble tous mes vœux!
Oui, vous prrnch'cz notre défense :
OPÉRA. i5
Totre bras s'armera pour nous.
Protégez le niallieur et vengez l'innocence 5 Ce trioniplie est cligne de vous.