‹ Arvire et ÉvélinaChapitre 13 sur 15 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

Les précédens , un Barde.

Le Barde , à Modred ,

a Vos ordres sont suivis; tout est prêt à combattre j a Et ces fiers ennemis qui pensent nous abattre , c( Vont recevoir le prix de leurs longs attentats « Mais il nous faut un chef

ARVIRE.

Je dois seul vous défendre :

L'espoir de vous venger rend la force à mon bras. Je vais....

MODRED.

Nos lois , Seigneur , ne le permettent pai» Dans ces forets on cherche à nous surprendre.

ÉVÉLINA ( montrant Irvin).

ce Eh ! bien, à sa valeur confiez nos deslins.

MODRED.

« Grand Dieu î . . .

ÉVÉLINA.

J'ose assurer que son zèle et sincère, c( Refuser ses secours, c'est e xposer mon père <c Aux pièges que pourraient lui tendre les Romains.

IRVIN.

De quel noble transport mon ame est enivrée! ce Seigneur , cédez aux vœux qu'ose former son cœur :

IN'exposez point votre tête sacrée.

De ces lieux, aux Romains, seul , je défends l'entrée: J'en atteste le ciel, j'en jure par l'honneur, Ou je venge l'affront qu'ils ont osé vous faire, Ou j'expie , en mourant, le crime de mon frère.

\ ARVIRE.

C'en est assez : je cède à cette noble ardeur.

MODRED.

Seigneur, ainsi que vous, j'applaudis à son zèle. iVenèz, braves soldats , secondez sa valeur.

( Le théâtre se remplit de soldats» ) (Entrée des cliœurs.)

ÏRVIN.

Leur aspect me promet une gloire immortelle !

( Modred donne un glaive et un casque à Iivin. )

MODRED.

Final.

Le salut de l'État dans vos mains est remis : Songez de quel honneur la rictoiie est suivie.

i8 ÀRVIRE ET E VÉLIN A ,

IRVIN ( aux soldats ).

Marchons , braves amis; Nous servons en ce jour les dieux et la patrie.

ARVIKE.

O mes enfans , ô mes amis î Que ne puis je avec vous défendre la patrie!

IRYIN.

Qu'à la valeur la prudence s'allie.

Pour le bien de l'Etat soyons tous réunis.

ÉVÉLÏNA ET CHŒUR.

O dieux de mon pays , Protégez , secondez leur généreuse envie.

IRVIN.

Marchons , braves amis !

Pour le bien de l'Etat soyons tous réunis.

ARVIRE.

Périsse Rome , et sa fourbe exécrable ! De son joug odieux délivrons ces climats.

IRVIN.

Que de nos dieux la puis.sance équitable Venge enfin par nos mains riionneur de vingt États. IRVIN (aux soldats.) Marchions, marchons, braves soldats.

CHŒUR (les soldats.

Marchons, déhvrons ces climats.

ARVIRE , ÉVÉLÏNA , MODRED , Druides et Peuplic. Marchez, délivrez ces climat s.

( Irvin sort §1 les soldais le suivent. )

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