STÉRILISATION DU MATÉHIKL CHIRURGICAL
barrassée de son appvèl; on la lave et on la lait sécher. On la découpe en fragments d'une longueur convenable qu'on plie un certain nombre de lois, de façon à obtenir les dimensions voulues. On les range ensuite dans un grand bocal bien désinfecté et on les stérilise à 130" à l'autoclave pendant une demi-heure. On les porte ensuite pendant une heure à l'étuve sèche, et on les conserve indéfiniment dans les flacons protégés par un capuchon de papier stérilisé.
Nous avons adopté trois tailles d'épongés de gaze :
Voici les longueurs de gaze nécessaires pour confectionner les éponges, la gaze étant employée en grande largeur (80 centim.) :
Ces éponges sont souples, douces, compressibles, très absorbantes et sui-tout parfaitement stérilisées; elles nous rendent tous les jours des services considérables.
Ajoutons que leur prix de revient est presque nul, tandis que les éponges vraies coûtent 100 francs le kilog.
En chirurgie de guerre, les éponges de gaze seraient très utiles pour les laparatomies, car on peut les conserver à sec indéfiniment.
Au contraire, les vraies éponges ne peuvent être conservées longtemps aseptiques à sec; de plus, elles se racornissent.
Petites de 6 centimètres sur 7.
Moyennes àn 8 » sur 9.
Grandes de M » sur 12.
Pour les petites éponges.
Pour les moyennes
Pour les grandes
23 centimètres de gaze.
1 mètre »
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D'autre part, si on les conserve dans l'acide phénique, elles deviennent extrêmement lourdes, ce qui n'est pas un médiocre embarras.
Xampons de coton.
Pour préparer ces tampons, on met dans un cristallisoir stérilisé de la solution de sublimé ordinaire que l'on étend de P. E. d'eau bouillie ; on en imbibe des fragments de coton hydrophile au sublimé que l'on exprime fortement et avec des mains aseptiques, de façon à faire des tampons de la grosseur voulue que l'on place dans des bocaux. On les autoclave ainsi à 120° pendant 20 minutes. Ces bocaux sont préalablement nettoyés et stérilisés comme il a été dit plus haut à propos des éponges.
Compresses.
Les compresses qui serviront à entourer le champ opératoire sont ourlées pour qu'elles ne présentent pas de franges sur les boi"ds, puis passées ou àl'autoclave du D'' Chamberland ou bien à l'étuve sèche du D' Poupinel, où elles supportent très bien une température de 180" à 200° ; ou bien .encore on les traite par le permanganate de potasse, le bisulfite de soude et, après lavage, on les met macérer dans l'acide phénique en solution au 1/20". Au moment de l'opération on place une quantité suffisante de ces compresses stérilisées dans un bocal, et on verse dessus de l'eau chaude stérilisée pour diluer le phénol dont elles sont imprégnées et les tiédir pour qu'elles ne refroidissent pas le malade.
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Soies.
La soie tressée plate (soie de Czerny) est celle dont nous nous servons exclusivement parce qu'elle est la plus commode (le nœud simple ne se desserrant pas) et la plus belle. Elle se présente dans le commerce sous huit grosseur différentes numérotées de 00 à 6 par ordre de grosseurs croissante. Les soies les plus généralement employées sont celles qui correspondent aux numéros 1-3-6.
Pour préparer les soies aseptiques, on déroule les pièces et on les fait bouillir dans l'eau distillée pendant 20 à 23 minutes dans le double but d'enlever l'apprêt et de commencer la stérilisation. Chaque pièce de soie est ensuite enroulée sur une bobine diffé- Fig. 17. — Tubo rente, et les bobines sont placées dans
do soie auto- , , ...
clavéeavecca- dcs tubcs quo 1 OU remplit presque puchon de pa- g^y^rement d'eau antiseptique et que l'on bouche avec des bouchons en
caoutchouc préparés comme il sera dit plus loin.
L'eau antiseptique renferme par litre :
grammes
Sublimo "
Thymol 1
Phénol ^
centimètres cubes
Alcool 20
grammes
Eau clislillce bouillie
11 faut avoir soin, en bouchant les tubes, de ne pas
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enfermer à l'intérieur de ceux-ci de l'air à une pression supérieure à la pression atmosphérique, on verra tout l'heure pourquoi.
On coiffe d'un capuchon en papier (fîg. 17) le sommet de chaque tube garni du bouchon, et la soie,
Fig. 18. — Autoclave de Chamberland.
ainsi préparée et disposée sur des bobines, est portée à l'autoclave de Chamberland (fig. 18).
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On fait rapidemcnl mouler la lempéralure jus(iu'ii oc que le manomètre indique 3 atmosphères. Cette pression qui devrait correspondre à une lempéralun; intérieure de 134°, si l'on avait ouvert le robinet pui-geur d'air de l'appareil, ne correspond réellement qu'à une température de 115». Ceci s'explique très bien car la pression n'est pas donnée par la tension de la vapeur d'eau seule, mais par un mélange de vapeur d'eau et d'air, l'air qui était contenu dans l'appareil à la pression atmosphérique avant l'expérience.
Il est facile, d'ailleurs, au moyen d'un thermomètre à maxima de s'assurer que la température intérieure n'est bien que de 115°. Il serait donc utile pour obtenir une température de 120 à 125° en opérant dans ces conditions d'avoir des autoclaves dont le manomètre serait gradué jusqu'à 4 atmosphères.
En pratique les autoclaves sont assez résistants pour qu'on atteigne 4 atmosphères ; on se guide sur la température pour que la tension ne devienne pas dangeureuse ; d'ailleurs, en cas d'erreur, on peut compter sur la soupape de sûreté.
11 est indispensable de ne pas comprimer de l'air dans des tubes, parce que, à l'autoclave, le bouchon se soulèverait infailliblement poussé par une force supérieure à la pression qu'il supporte et à son poids.
Le papier, dont on enveloppe le sommet de chaque tube et le bouchon, sert à retenir le bouchon sur le tube dans le cas où il se trouverait soulevé pendant qu'il est à l'autoclave et empêchera plus tard le bouchon d'être souillé de poussières et de germes en attendant l'emploi de la soie.
Il ne faut pas ouvrir le robinet purgeur d'air de
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l'appareil, ni laisser de faite se produire à l'auto clave parce qu'alors les tubes se déboucheraient Ibrcément sous l'excès de pression intérieure puisqu'ils renferment nécessairement une certaine quan-
FiK. 19. — Armoire aux so:os et drains.
tité d'air entre la surface du liquide et la tranche du bouchon.
Les bobines sur lesquelles on enroule la soie sont en verre ; les tubes sont de même forme et de même calibre que les tubes à essai ordinaire, mais plus résistants et bouchés. On les nettoie convenablement et on les soumet à l'ébuUition avant de les mettre en usage.
Avant leur emploi, les bouchons en caoutchouc
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sonl mis à tremper pendant quelque temps dans de l'étlier qui dissout et enlève l'excès de soufre.
Si l'on ne se débarrassait pas de ce soufre libre, il formerait une poussière jaune pâle k la surface des bouchons et les noircirait presque sûrement à l'autoclave par suite de la formation de HgS avec le HgCl de l'eau antiseptique. L'éther agit également comme antiseptique, et la stérilisation de ces bouchons est complétée en les plongeant dans l'eau bouillante pendant 20 minutes et par leur passage à l'autoclave avec la soie.
La provision de soies est conservée dans une petite armoire spéciale (fig. 19).
I*réparatîon des crîiis.
Les crins de Florence que l'on choisit longs de 35 à 38 centimètres, assez gros et de calibre uniforme, sont d'abord dégraissés à l'éther, maintenus dans l'eau distillée bouillante pendant 15 à 20 minutes, puis placés dans des tubes en verre que l'on remplit ensuite d'eau antiseptique et bouchés.
On les porte ainsi à l'autoclave en observant les mêmes précautions que pour les soies.
l'répai'atîon des catguts.
Nous avons adopté la stérilisation à l'étuve sèche d'après la méthode de Reverdin.
On commence par laver les catguts plusieurs fois à l'éther pour les dégraisser complètement, puis on les laisse sécher; quand ils sont entièrement secs on