‹ Asie centraleChapitre 44 sur 60 · Groupe de la Steppe des Kirghiz · texte numérisé non relu

Groupe de la Steppe des Kirghiz

1 L.c. année t83g, p. 370.

"•' L.c. année i833C p. 55.

-— Soi

(horde moyenne) o° \ à i° \ au sud d'Oustkamenogorsk , près des sources du Djouss-Iagatche, qui tombe dans le Lac Dsaisang. Ce groupe se trouve séparé de la vallée de l'Irtycbe par la petite chaîne de Rolbinski.

Lorsqu'on jette les yeux sur la carte, on reconnaît que le terrain d'alluvion* aurifère de la Sibérie est compris, en signalant les limites extrêmes, entre les parallèles de 48° :} (dans la steppe des Kirghiz) et de 61% aux rives de la Podyamennaya Toungouska.

Cette étendue occupe, du méridien de la pente S. O. de L'Altaï à la vallée de TOnon, affluent de l'Amour, 3y0 de longitude, dis-

tance à peu près égale à celle de Parié à Moscou ;. mais ayattt égard; à la richesse relative et à la production de l'or dans, la fLone sîbt^iëhhe exploitée jusqu'ici, on trouve que l&^VlëjJÔt dVJr le plus important semble res-^ tréihf entre le bassin de l'Obi, proprement dtt-Berd, les rives du Tom, la chaîne du Kbtirtfretzk' et la Biroussa, c'est-à-dire entre. les parallèles de &%\et 56 VLtf zone la plus riche mè Semble suivre aujourd'hui le parallèle* de 55° entre les longitudes de 83° et 97° rÀ. Si l'onriange led groupes1 selon tes produits qu'ils

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tentrionale de l'Altaï, les Chaînes de K ousnetsk et de Salairsk sont tantôt confondues avec VAlatàu (Alataou), tantôt elles en sont entièrement séparées * . Ce qui paraît bien certain, c'est que dans Pûsage du peuple, Tar été qui s'élève entre le Tom et l'Obi porte le nom dfr Chaîné de Koûsnetsk^ tandis (Jue VAlatau que M. SimonoflP appelle tes Monté Tomsko^ leniseisk, éàf situéeritre le Tom et le Tchoulym; ] mais en comparant tasvaguesdescriptionsôrtf-" graphiques que nous possédons jusqu'ici avec' une Carte dans le Gornoi Journ. 1841 y :ti* 41*' ou avec une autre du Gouvernement de >Tomsk contenant lés mines 'de* là' circohseriptiùn'' de Kolyvnhù-Vo&kressensk {n° III de Vhar trod* de \Annuàiré)\ on reconnaît qufe lèsî montagnes Abdkansho - Sàlairs^rta VAlatctà se rejoignent vert îè sudy uà peu à-l-ëift dfe; Sandypskoi, dans le n4érid*eVi *W Làc Tëteïfc; bassin que les beaux travàuxde M v&Hélihërsen

1 Comparez Annuaire , Intrqdv p. *4&* «t Ann. pour 1 839, p. 28, avec un mémoire de M. More(Go/yio* Journ. i84i, n° 8) et avec 1. 1, p. 38o de mon ouvrage.

» Voye* l'intéressant Mémoire du major Simonôff sur lëB gisements aurifères à foùest'du îeniseY; darii Y Annuaire pour rtSy^. 84-io5: • ■■■!■'••, ';• '

▼iona auriftres qbi tfetotolmsnt, i&t été déjà ma* fe grand k-ègne de Picrne^lë-firimï (à i*ex&pfikdl de Nertèhmak) testai dé» pM-Amàmtits eodpkrtâtiottp deddiSibéirie^ Sotis ia érection dttnffin&que-fa^dpcittx^ dam

Us arcIuv^^Tpcfisk notèhienlteviài^^v où>voe^daHdirnsi<Wli0tt«(««^ lesrmtodu Rochtaifes ^fllueht du Tomssôdl) à ta'fiirièn

é*[qù«)qiifep«DuWrife^^ Aussi

d^'fo ^distiicfcvteau^ de

Nbrtbhiasty iq'était tfaHGMca qui- éfebfemrt éniiiToprurie tusme ^vtaî<ri¥é'gtfiicha «te l'Attacha ' (#fflsent dw fflystètfié! de ' PÂtgOtm) pour fondre* tes miserais de plomb argentin fêté découverts- dèsrfVurmée 1691 par deux frères d'une ! tribu toungouser. !

uLW ides: alluvions libériennes entre les affluents1 orientaux ^ de PObi. dû fiaut-Ieni- Seï,du Kan etdè ïk Biroupsa est**il dû, comme dans; la» chaîne de POural, aux roches dioritiques, quarzo-talqueuses et syénitiques des soulèvements qui avoisinent de plus près ces alltmons!, où cet- or est-il viemr de là £enlte septentrionale tfé ' l'Altaï et des Montagnes

. * .1* ■* ili i.'.'A»

Sayanes, au sud et à l^st du Lac Tefezk? Le métal a-l>il été déposé de préférence prçi: les

latitudes de 54° et 56% parce que des courants du sud au nord y ont perdu une grande parliç de leur vitesse primitive? Pour préparer la solution d'une question si importante (d'une seule ou d'une double source de richesses), le corps des mines a sagement dirigé son attention sur la contrée entièrement inconnue des sources du Tchoulychman et du Bachkous.

Une expédition géognostique a été organisée sous la direction de M. Pierre de Tchihatcheff, frère de l'intrépide voyageur américain et auteur d'un travail intéressant sur les roches de la Calabre. J'ai sous les yeux le rapport qui a été adressé de la rive gauche du Tchoulychman (i5 juillet 1842) à M. le comte de Cane ri ne. D'après ce rapport que je dois encore à l'intérêt que depuis tant d'années prend ce ministre à mes recherches géographiques , « l'expédition de M. de Tchihatcheff s'est dirigée de Biisk en longeant la Katou nia jusqu'au confluent de la Tchouya où se trouve le campement en Yourtes des deux Saizans (chefs) Chourmex et Mongols. Conduit par deux chasseurs, M. de Tchihatcheff longea la Tchouya à travers un pays marécageux et désert. Quoique les sources de cette rivière ne

niait éloignées de «Mes de Tdnwlyrhim que de 4° ▼«**t on met trais jours pour franchir cet espèce et atteindre une vaste plaine couverte de petites lagnnea. Le Tchoo» lychman sort «Tun lac esses considérable M désigné par les indigènes sons lenomcTIftWkol l (Oulou-gol?). Outre ce hssrin la rivières deux autres sources, le^ torrents Bagsyad* et Arskantau. Le Tehoulychman, dès sa naissance, kmge une chaîné neigeuse que les Qànois voisins appellent Tendicheli, sans doute les Montagnes Safanes de Aos cartes dont la nom est inconnu * dans ces contrées. » Dans

1 La grande carte chinoise publiée par M. Klaprotk, d'après les documents géographiques recueillis sous l'empereur Khian-loung, ne met aussi que 45 verst entre les sources de la Tchouya et de Tchouljchman. Elle figure un lac OukhuA-Noor i°| trop à l'est, près d'un autre Tchoui (d'une autre eau) qui appartient au système hydraulique du Remtsik(Kemtchik)et du leniseî. ■• C'est uu nom systématique indiquant tout simplement • la continuation de la chaîne de l'Altaï visible 4e Sayansk, du côté de la Sibérie.» La dénomination systématique de Cordillère des Andes est aussi entièrement inconnue aux habitants des montagnes de Quito, montagnes qui n'en sont pas moins une continuation des Andes de Gouico.

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le système des rivières de la Tchouya, du Bachkous et du Tchoulychman qui naît sur le territoire russe, M. de TchihatchefF a reconnu comme roches dominantes les micachistes et le thonschiefer alternant avec des diorites qui paraissent tantôt stratifiées, tantôt éruptives en masses, « Ce caractère si simple en apparence est masqué souvent par Fapparition de syénites, de roches talqueuses et d'une belle serpentine. Le soulèvement du grand système dominant dans ces contrées paraît dû à la syénite. Dans le ravin de la Tererta (affluent oriental de la Tchouya), d'énormes masses calcaires ont été changées en dolomie par le contact avec la serpentine. Presque tous les torrents appartenant aux systèmes de IaKatounia et de la Tchouya ont fourni dans leurs alluvions quelques traces d'or, mais ce qui a le pi us frappé le voyageur, c'est la grande quantité de galène (bleiglanz) qu'il a trouvée disséminée en beaucoup d'endroits (plateau de Kokargo et vallée de Bachkous, depuis l'embouchure de la Iolda jusqu'à celle du Petit Oulegan), dans le schiste micacé et surtout dans les roches dîoritiques. On n'observe pas dans ces gisements de filon proprement dit ; le plomb sulfuré

y est distribué ;en gpain^ou nœuds fiius ou moiçs grands et ces noeuds deviennent parfou & nombreux et ri rapprochés, que tQute la poche en parait comme imprégnée. Sol cette galène fpt argentifère, ce que IVmignpre encore, JLa Y*jUéede Baqhkous offrira une exploitation j}'ai}tant plus fju?le • ^ avantageuse, que tout ^e travail du mineur peut y étiplait à cieloun yert. 1» Diaprés une lettre intéressante quefif. de Tchihateheff vient de m'adresser de Kras-

jnoîarsk, epdate du ta août, il a heureusement terminé son expédition en revenant en Sibérie par le bassin de ieniséï à la vue des grandes chaînes du Kinchan-Ola et du Chabina- Davahn.

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