‹ Asie mineureChapitre 1 sur 428 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Trente aimées se sont écoulées dopas que Fauteur de ce livre entreprit 'explorer en son entier la presqulle es l'Asie Mineure. En ce temps-là cette contrée paraissait presque inabordable, et tous les voyageurs qui l'a.tieot parcourue revenaient en faisant •a récits émouvants des dangers qu'il»

avaient courus. Les uns, comme Touratfcrt, racontaient combien de fois Ici attaques des brigands les avaient forces de se détourner de leur route; les «tires entamaient leur narration comme rt se fût agi d'une expédition guerrière. Le colonel Leake partait avec une escorte very weU armated; d'autres ae dormaient que sous la protection de lean dotibie-bareUed gun (1). On en

(i) EeUow's Journal, p. xg5. Arundell, StmM Ckwelus, p. 3, etc.

f" UuroUon. (Asie Mineure.)

vit même qui ne pouvaient dessiner que la carabine d'une main et le crayon de l'autre, position peu commode pour un peintre. De sérieux obstacles s'étaient certainement présentés, qui avaient arrêté l'essor d'explorateurs entreprenants ; des attaques soudaines avaient été suivies de conflits dont l'issue fut fatale. Lesdifflcultés presque insurmontables que rencontraient les voyageurs n'étaient pas de nature à encourager ces sortes d'entreprises; des contrées désertes à traverser, la guerre civile, les dissensions intestines entre les diverses autorités, les privations des choses les plus nécessaires, tels étaient les obstacles contre lesquels il fallait lutter. Quiconque voulait visiter l'Asie devait surtout cacher à un peuple défiant l'intention d'observer le pays et d'en étudier les monuments; cardans une opération topographique les populations étaient toujours disposées a soupçonner l'idée

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d'une invasion étrangère. Les voyageurs étaient obligés d'emprunter l'habit de simples marchands noir Itfvenpr ee pays avec plu? de sécarfté; d} pbtjr obtenir des notions qui étaient accueillies avec avidité par les savants de l'Europe.

Mais grâce à l'énergie du souvwsift qui avait anéanti les janissaires, et qui voulait fermement codifier resprit.de son peuple, un heureux changement s'était fait dans les relations des habitants de l'Asie Mineure avec les étrangers qui les visitaient, et, pendant plusieurs années, l'auteur a pu parcourir la contrée, non-seulement sans rencontrer d'opposition de la part des autorités ou des paysans, mais encore cVsf à l'aide des renseignements qu'il obtenait , et qui étaient toujours accompagnés des offres de service les* $us amicales, qu'il a pu pénétrer dans ces régions presque désertes où les vivres lui eussent mahqrié sans le concours em- Dvesséatfil trouva^ dans ce p#ys.( ,

Cet état de choses , qui paraissait si nouveau alors, fut bientôt annoncé et

Sublié en Europe. L'auteur s'empressa e le faire connattve? ettanpel? de . tous côtés les explorateurs d un pays sur lequel l'histoire comme les sciences avaient tant à apprendre. C'est à partir de ce jour que les voyages de l'Asie devinrent si nombreux et si fructueux. Si l'on se reporte à 4a connaissance que les érudits comme les géographes avaient alors de l'Orient , on comprendra les immenses progrès que les sciences et l'histoire. ont faits dans cette voie.

L'Angleterre comme l'Allemagne et la Russie ont apporté leur tribut au fônds communies connaissances de l'Orient, et cependant, malgré ce qui a été fait, on peut dire quç cette étude n'est encore qu'à l'état naissant. Nous allons résumer dans ce volume retat des conr naissances historiques *et géographiques qui résulte des études déjà faites, et nous signaierpns les lacunes qui existent, encpre ç\ les espérances que fait concevoir cette . ardeurv de connaître mji. est un des cachets $ajl[ants de la jeunesse d'aujourd'hui/

CONSEILS AUX VOYAGBUBS.

Jjb premier principe qui doit guider gué frpyagenr dans ces contrées lointaines , c'est la confiance dans les populations qu'il visite. Nous pouvons dire i , qu'il n'j a pas d'exemple qu'un cavalier arrivant franchement dans une tribu, et y demandant i'abri et les vivres, aucun secours lui ait été refusé. L'hospitalité , l'alfa et la diffa , comme on dit en Afrique, sont toujours dans les moeurs des Orientaux qui ne se sont pat gâtés au contact des villes. Il est cependant une condition importante, c'est de parler tant soit peu la langue du pays et de pou voir s'exprimer soi-même (Test déjà différent quand on est à h merci d'un drogman presque toujours élevé dans la crainte des Turcs et d< la peste, et disposé néanmoins à vantei ses nombreux exploits contre les bri gancfs. Comme la plupart de ces auxi liairea, qui ont cependant leur degr d'utilité, ne connaissent que médiocre ment la langue turque, ils sont exposé à causer au voyageur les plus grand mécomptes , soit sur les routes qu'i veut parcourir, soit sur les ressource qu'il doit rencontrer.

Il est donc de la plus grande impoi tance pour ceux qui veulent entreprer dre un long vovage dans ces contrée d'apprendre suffisamment de lange turque pour savoir au moins compt< couramment; cela est nécessaire poi les distances comme pour les dépens* La connaissance des monnaies et d mesures est des plus faciles à acquéri On ne compte guère les distances qi par heures de marche, tahat; un en val au pas fôït six kilomètres dans i sahat; ceci résulte d'un calcul fi pendant plusieurs années. Un voyage qui veut parcourir l'Asie, nous ente dons ici l'Asie depuis Smyrne jusqu* golfe Persigue , car les mœurs sont peu près les mêmes dans toutes < contrées, doit avoir soin de se mon par l'intermédiaire de son ambassad d'un ferman impérial valable pour autorités des provinces qu'il veut vi ter. Les, gouverneur* des grandes vill comme Smyrne, Broussa, etc., délivre à la demande des consuls, des bomyo* ou passeports valables pour le rayon

ASIE }PtfEURE.

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■ans. Enfin peur aller d'un lieu à m astre, il y a encore un papier de me appelé tetkéré, qui n'est bon oue pr noir des chevaux de poste. Lhv oMàiient de ces deux dernières pie»

o^etet qu'elles ne mettent pas le nwagev à l'abri des visites douanières a bas kg lieux de news, tandis que fe porteur du fersaan Jry est jamais eusse, soit qu*il aille par terre ou par

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