‹ Asie mineureChapitre 135 sur 428 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

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L'ancienne voie romaine oui cou duisait de Sardes à Pergarae laissait droite Thyatire et à gauche, (ouest Apollonis : cette dernière ville était moitié route outre les deux capitales c'est-à-dire à trois cents stades (5| kilom.) de l'une et de l'autre.

U faudrait donc en chercher rein placement à l'ouest de Thyatire etdaq ta vallée de l'Hyllus* Attafe roi de Pc gaine avait donné à cette ville le doi de sa femme, Apollonis deCyziqoc Pline se contente de la nommer m d'autres villes de peu d'importance (1; on voit cependant que sous i'empii byzantin eue était épiscopale,

La grande vallée de l'Hermusa bordée au nord par une rangée de 000 tagnes basses , qui séparent son basa de celui de l'Hyllus ; on fait halte,*** mora, ville moderne, de troi&ouprt mille habitants, ou se trouve ua«* vanseraï. On trouve çà et là aux « virons assez de fragments antiqw

Four qu'on soit assure qu'elle oecop emplacement d'une ville romaine; m nom seul de Marinera ne paraît motn que par l'abondance des marbres ai tiques t aucune inscription n a enefl fait connaître le nom de la ville fa Marmora occupe remplacement

THYAXIBB.

Thyatire est située à l'extrémité;»

de la Lydie, et si voisine des frosM^ de la Mysie qu'à une certaine ê>f elle a été comprise dans cette demi»

province (2). Etienne de Bysasa U tribue sa fondation à Séleucus Ificanoi qui pendant la guerre contre Lyshnaoi y i nstalla une colonie de Macédoniens!? Pline nous apprend qu'elle s'appe d'abord Pelopia, c'est-à-dire ville* Pélops. On doit voir dans ce nom a souvenir du temps où les fils de Tt| taie régnaient sur cette région ; cet

(t) Pline, V, *9.

(2) Strabon, XIII, 6»5.

(3) Et. Byi. Vûy. Thvatii».

ASIE MINEUftE.

ter

: liea de croire que Séleucus la viJJe de Tbyatire et lui i son nom , mais n'en fut pas réellie fondateur. On rappelait aussi n, c'est- à-dire qui fournit de bons : la Mysie aux temps hos était en effet célèbre par ses ;ses prairies nourrissaient les tables cavales de Diomède.

i Pline (t), le fleuve Lycus ar- I te murs de Thyatire : les autres ta se taisent sur le nom de i rivière, qui parait n'être autre ftja'un affluent de l'Hyllus.

i la mort d'Alexandre, les Mais vinrent en grand nombre rces régions, et chaque groupe >gua par le surnom du canton ►occupaient. On compta donc les woniens Hyrcaniens, les Macédo- *5acraséens, les Macédoniens Ca- 1(2) et ceux de Thyatire. Cette près la défaite d'Antiocbus fut f au royaume de Pergame. Pen- " de romaine sa destinée fut e;elle renfermait cependant a sein un corps de gouvernement \ et les inscriptions font meni « très-puissant sénat et du IfcThyatire ». L'empereur An- USracalla y 0t faire des travaux , qui lut valurent le titre de ret de restaurateur de la ville.

t son dixième consulat l'emffVespasien fît ouvrir aux environs *n voies publiques. Il ne reste 'aujourd'hui que des débris infor- J«« monuments dont cette ville i ornée, et parmi les inscriptions Mm été copiées par les anciens ^s Spon, Ricaut, il en est un Ait nombre qui n'aient pas été *. On voit encore dans le bazar fûts de colonnes de marbre, ton ne saurait dire à quel édifice ■wt appartenu.

■Çrande célébrité de Thyatire vient

* Pwe importante que cette ville

iaL?11 momcnt de rétablissement

gjnstianisme en Asie. Les prédica-

"^ « saint Paul à Éphèse , ses

'"Mtions en Lydie et en Troade

**** des fruits précoces, et ame-

nèrent la conversion des Gentils et des Juifs, qui s'unirent pour pratiquer la foi nouvelle. Sept villes principales de la Lydie méritèrent dès le premier siècle le titre d'églises chrétiennes ; ce sont Pergame, Épnèse, Sardes, Thyatire, Philadelphie, Hiéropoti» et Laodieée.

Le livre de l'Apocalypse s'adresse à l'ange, c'est-à-dire à l'éveque de chacune de ces villes , et leur envoie les éloges ou les malédictions que mérite tour à tour la conduite des nouveaux chrétiens. Tbyatire demeura fidèle au christianisme ; mais depuis la chute de l'empire de Byzance le nombre des chrétiens a toujours été en diminuant, et les écoles grecques ont disparu Tune oprès l'autre. On doit penser que Thyatire fut considérée comme une place forte d'une certaine importance, du moment qu'An* tiochus en nt sa ligne d'opération contre l'armée romaine; mais Icttièue cette ville fut réunie au royaume de Pergame, elle fut complètement effacée par cette capitale, qui en effet présentait des moyens de défense infiniment plus puissants.

Dans le treizième siècle, l'empereur Andronic, chassé de Pergame par l'invasion musulmane, s'était rétire à Tbyatire, et de cette place menaçait Pergame, qu'il ne put jamais reprendre.

Depuis que l'Asie Mineure est au pouvoir des Ottomans, Tbyatire, comme point stratégique, a perdu toute son importance. La forteresse qui s'élève sur une colline près de la ville, et que les Turcs appellent Je château blanc, Ak hissar, est aujourd'hui abandonnée et tombe en ruine faute d'entretien. On a été longtemps incertain sur la position de l'ancienne Thyatire. Ricaut, consul d'Angleterre, et peu de temps après lui le voyageur Spon sont les premiers qui aient identifié cette ancienne ville avec la ville moderne de Ak hissar : plusieurs inscriptions portant le nom de Thyatire ont été lues et copiées par eux. La ville moderne est située au milieu d'une plaine bien cultivée; les maisons sont bâties en terre et sont de ebétive apparence ; les mosquées, au nombre de six , n'offrent rien de remarquable; mois la ville est arrosée par de nombreuses fontaines, et les monuments publics sont entourés de plantations, qui donnent à lai<*ffle un

aspect des plus pittoresques. Le commerce de cette ville consiste principalement en coton, qui est cultivé dans les plaines d'alentour, et en laine, tirée des nombreux troupeaux que nourrissent les Turoomans de la montagne ; la population est estimée de huit à dix mille habitants, dont les deux tiers sont musulmans, le reste grecs et arméniens ; ces derniers, comme dans la plupart des villes turques, .«ont en possession du commerce avec l'intérieur, et font le trafic des tissus de la Perse. Les Grecs commercent de préférence avec Smyrne. Les environs de la ville sont couverts de jardins remplis d'arbres fruitiers : il est rare qu'on n'y rencontre pas quelque fragment de marbre antique ou quelque sarcophage servant d'auge à un puits ou à une fontaine.

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