CHAPITRE XVIII
GÀDt— KEDIZ. ITINXRAIBB d'AIZANI ▲ CÀDÏ.
L'ancienne Cadi, située aux sources de l'Hermus, occupait l'emplacement de la ville moderne de Kédiz, mais le sort des deux villes fut bien «liftèrent. Tandis qu'Aizani placée au centre d'une vaste plaine avec des débouchés difficiles était complètement abondonnée par sa population , Kédiz, bâtie à cheval sur un torrent, presque au fond d'un précipice, est toujours restée une ville d une certaine importance, parce que la vallée de l'Hermus la mettait en communication avec Smyrne et tous les pays peuplés et commerçants chez lesquels' les produits de ses champs et de son industrie trouvaient un écoulement assuré. Tous ces avantages de position, l'état prospère de la ville ne peuvent promettre à l'archéologue qu'une maigre moisson par des raisons que nous avons plusieurs fois
exposées, aussi la vile des Kédiz tf< elle intéressante qu'au point de vue la géographie comparée.
La route d' Aizam à Kédiz, troncoi la grande route de Kutayah à Saij est encore suivie par les caravanei Tchafder hissar est un lieu de balte
La route de Kédiz suit la direct du sud-ouest; on remonte pend quelques kilomètres la rive droite Ahyndacus, en franchissant lescolfi calcaires qui forment le plateau dcTd der, le pays prend un caractère j agreste, on commence à reneoat Quelques clairières, et bientôt après \ forêt de pins et de chênes verts; tort terrain appartient encore à la formai calcaire, mais les rochers ont caas| schisteux. Près du village de Sousa
Isans eau ) , la craie renferme de m ireux rognons de silex recouverts d1!
croûte jaunâtre ; ils sont abondas!
diposés par lits comme dans les folaj de Normandie ; entraînés par I«s es ils forment la majeure partie des « loux dans le litdestorrens La valiéw donne naissance au Rhyndacus tf* schiste terreux gris, de la consistant trapp ; à droite et à gauche sont àm carpements couverts ue pins, et d'oui tent un grand nombre de sources, « là que le ruisseau commence à preai un cours continu, plus hautes ne « que les eaux des pluies ou des neq réunies accidentellement pour fora un petit torrent qui est à sec une p tie de l'été. La vraie source du Rty dacus est une fontaine qui donne J volume d'eau considérable où vont!
breuver les nombreux troupeaux 4, «ont au Yaëla pendant Tété.
Quelques pas plus loin on se nul •ur la ligne de partage des eaux i deux mers.
Le massif du Mourad dagh, le «a Dindymène, s'élève à l'orient, les rep de ses vallées sont ombragés par j belles forêts, et dans les nuits d été I campements des nomades sont indwt par les feux des Douars. (Test dm cette montagne que se trouve lin* Steunos, « grotte magnifique reuiarqv ble par son étendue et son élévation (•)• Il est très-probable que cette groti
(i)Pauuniis, liv. X, 3*.
ASI£M«KffftE.
usteeacore dans qncl<ana mcnrpcmesrt en montagne.
Après «toit passé la ligne de parie des eaux, od commence à descenk; au milieu de la foret, une grande illée venant de Test est arrosée par un ék ruisseau qui deviendra l'Hermès.
La nature du terrain change pour ni dire en même temps que la diree»
10 des eaux ; on a laissé derrière soi l terrains calcaires, et Ton entre dans région volcanique. Le pays qui se délie aux regards appartient à la Phry* i cataeécaumène ; la forme des mon- |aes change en même temps que la tare du terrain.
La route contourne un grand cône basique dont les lavea basaltiques s-dures ont une cassure vitreuse et ibnte; on ne reconnaît pas de coulée laies bien tranchée, mais le chemin ne au milieu de blocs dont la dimoo varie depuis un mètre cube iqu'à trente mètres. Un peu plus bas reconnaît une véritable coulée dont suit la direction jusqu'au bas de la Htagoe, là on retrouve l'argilo et le win calcaire qui existaient avant l'éptioQ volcanique.
De ce point jusqu'au Kédiz, ce n'est ton chaos de monticoles argileux et leaaiques. L'Herrous reçoit à son nage dans la ville le nom de Kédiz ni, qu'il conserve dans tout son par'* m.
Us montagnes sont noires et les «sons de Kédix sont bâties d'argile irâtre et cou vertes en terrasses; à ine peut-on, du haut de la montagne, w une distinction entre les maisons les terrains environnants*, aucune rtwe ne vient égayer ces tristes cou* ib, jamais ville n'a présenté un plus libre aspect.
1* seul monument qui attire les rente est une mosquée moderne bâtie w fe stylé de celles de Gonstaotinople ; )is tout ce qui restait de monuments otos a été employé dans les oons* usions modernes; les maisons sont rcnees sur des pointes de roc et n'ont communication entre elles que par s sentiers tortueux ; le palais du Mut* •«m est sur la rive droite de la ri* a*; il se distingue à peine des autres aisom.
La ville est dominée par*** montagne volcanique et pointue sûr laquelle était jadis un château, et p&ua anciennement sans doute racropolevde Cadi; les habitants appellent ee* endroit Kalé le château. On voit quelques traces d'escaliers tmlléa dans le roc ; cette situation, ressemble: à celle» de Cotjaara.
Cadi est du nombre des villes qui furent peuplées par les colonies macédoniennes. Pline <l) nomme- les Macédoniens Gadueni, e'esttà-dire habitants de Cadi; sous les princes byzantins Cadi fut épiseopale* Philippe âon évéqne, souscrivit au concile jcfuinosente.
Le pont sur l'flermus en amont de la ville passe chez, les habitants pour une construction très-antique; mais c'est un ouvrage du moyen-âge avec un arc en ogive. On a encastré dans le parement des assises deux statues sans tête, l'une de femme vêtue de la stoia, l'autre de personnage consulaire.
Le territoire cultivé est au-dessouft de la ville dans la vallée de l'Hennu*
3ui s'élargit subitement et est couverte 'une abondante végétation; le fleuve n'a pas en aval de la ville, plus de vingt mètres de largeur, on le passe sur un pont d'une seule arche pour suivre la reute de Smyrne. Vue de ce pont, la ville présente un aspect singulier ; elle est dominée à droite par deux hauts rochers qui surplombent et qui sont réunis par un édifice à arcades. Le minaret ne la mosquée ae dessine sur le ciel, et toutes les" maisons basses et uni* formes se groupent sur les deux pentes. Mais dans tout ce tableau il n'y a pas an seul arbre : c'est bien vraiment l'en* trée de la Cataeécaumène, du paya brûlé.