CHAPITRE XXXIV
SU TASCH, MONUMENT SÉPCL- CAÀL.
d ravin qui conduit du haut du
Hau vers le fond de la vallée est le
chemin praticable; partout ail*
1 ii faudrait se diriger de rocher en
rt et s'exposer à un danger cer-
. La colonne qui domine le pla-
. et qui est appelée par les Turcs
ii tasch, pierre levée, a donné son
au ravin et aux monuments qui
•mpagnent. Rien n'est plus triste
** lieu, car il n'offre pas même aux
is l'étrangeté des lignes , qui ab-
. l'esprit dans les autres parties ; il
'autre caractère que l'aridité et la
le les plus absolues.
- quatre fenêtres que l'on aperçoit
le flanc droit du ravin éclairent
chambre sépulcrale, vaste et sans
Beats. Tous les autres ouvrages
le même caractère ; ils n'indiquent
ne époque déterminée. Le tom-
i situe dans la partie supérieure an*
seul l'attention, et surfit pour de-
nager des détours sans fin qu'il
taire pour l'aborder.
noique la même désignation soit
ijuée aux deux monuments , il est
lin qu'ils sont parfaitement dis-
is ; ce sont deux tombeaux différents
tastraits à des époques assez éloi-
» Tune de l'autre.
* colonne est composée de quatorze «tours qui ont une hauteur de ». Sur le huitième tambour on a hsté une plaque de marbre qui suit Courbure de la colonne. Cette pla-
* portait une inscription grecque f altérée pour être lue.
as trois socles sur lesquels elle re-
* sont de trachyte. Le chapiteau do-
riqoe est d'une forme correcte; il y a une petite palmette sculptée au-dessous de I abaque. Cette colonne a toujours été isolée et ne fait noint partie d'un monument plus considérable; elle a tous les caractères d'un monument funèbre : peut-être a-t-elle été élevée sur un caveau qui est encore intact (1).
Le tombeau voisin taillé dans le roc, en contre-bas de la colonne est un ouvrage beaucoup plus étendu gue tous ceux que j'ai décrits. On a saisi cet emplacement parce que la roche présente un plus grand degré de dureté.
Un atrium à ciel ouvert précède rentrée du tombeau. On remarque quatre blocs aujourd'hui informes , mais monolithes avec le rocher, dont la destination peut être expliquée de plusieurs manières : ils peuvent avoir servi de soubassement à des sphinx ou à des figures symboliques; ils peuvent avoir supporté des obélisques, monuments aujourd'hui détruits, qui motiveraient la dénomination du tombeau (2).
Cette cour, dont les parois sont taillées verticalement, précède un portique dans le caractère tout à fait égyptien. Deux grosses colonnes courtes et a cha-
f liteaux campaniformes occupent le iniieu du portique; deux piliers carrés isolés et deux autres engagés terminent la série des supports; le tout est surmonté d'une architrave fort simple, sur laquelle est à peine indiquée, dans le roener brut, la trace d'un fronton excessivement bas, puisque sa longueur est de 14*36 et sa hauteur seulement de lm35, c'est-à-dire le douzième de sa base. Le diamètre des colonnes à la base est de 0,980, et au sommet, de 0,940. Ce porche est très-étroit, il est couvert en voflte plate ; au milieu est une porte en pylône qui donne accès directement dans le tombeau. La chambre, qui a seulement a^ôO sur 3m40 de haut, est voûtée en berceau. Trois sépultures sont disposées sur les trois faces de la chambre : ce sont des sarcophages creusés au fond d'une cellule qui pouvait aussi recevoir un corps, ce
(i) M. Barth a constaté que cette colonne a' été renversée par les indigènes en i858.
(a) L'obélisque de l'At-Meîdan à Constan* tinople est appelé par les Turcs Dikili tasch.
LtJMVERS.
sainte Maerine repose dans un village peu distant de Méléhubi, qui porte le nom turc de Kassa keui ; c'est aussi la dénomination d'un quartier ou Mahallé de Constantinople , celui sans doute où furent transportés les Grecs de ce pays du temps de Constantin Copronyme (1).