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CHAPITRE II. béas, qui commandait les gardes du

Pracsès de l'Orient , réunit cinq mille le* pauliciens. . Pauliciens, et se lî^ua avec l'émir des

Sarrasins \ fort de ceUe alliance, il s'empara delà ville de Téphriee, aujourd'hui De rrighj. située a Test de Sivassur un affluent de rEuphrate. Les Pauliciens, occupant les montagnes des environs, se maintinrent pendant plusieurs années, soutenus par les armées musulmânes. Basile le Macédonien marcha en personne contre les Pauliciens ; mais quand il fut arrivé devant les murs de Tépbrice, il n'osa pas tenter une attaque, et revînt à Copstantjnople.. Vers le milieu du huitième siècle, Constantin Coprqnyraje entreprit une dernière expédition contre les Ppuliciens qui occu* paient Mélitène et Tbéodosopolis.

Il passa avec eux un traité par lequel un grand nombre de familles allèrent s'établir à . Constautinople et dans la Thrace, où on les, retrou ve florissantes au treizième siècle.

Les fortifications des placesfrontières ordonnées par Justin ien n'arrêtèrent pas un moment les hardis musulmans qui, sous les ordres de Alp-Arslan, en-* vabirent l'Arménie sans s'arrêtera faire le siège des villes. Césarée* mai défendue, tomba en son pouvoir, *t fut UV vrée au pillage. Le. sultan acheva la conquête de l'Arménie et de la Géorgie; les orthodoxes de Constantipople virent sans chagrin les populations des, bords de l'Euphrate tomber sou& Je joug des musulmans. Cette brillante campagne des sectateurs de Mahomet se termina par la défaite de Feinpereur Romanus Diogèue* Mais les prince* de la haute Arménie, les Pagratides d' Ani, . ne laissèrent .pas sans combat • une contrée qu'ils regardaient comme, l'héritage de leurs ancêtres; ils occupaient plusieurs châteaux dans le Xaj* rus, où ils se maintinrent jus<p'àra*riv^des<OT^ Les chefs des chrétiens* appelés par les princes arménien», s'éftabljrentdansle sud de r Arménie, oecupèrent Marasch , Tarse, et Malmistra. Vers le même temps, Reaudoin, franchissant l'Euphrate pour aller secourir un ncmce arménien, s'empara de la ville d^desse et fonda la première principauté des Francs, qui subsista pendant un demi-siècle.

; Dutaotloiiteoettopériode de tr#uhle$t.

Les victoires de Jusjiuien remportées sur les peuples de l'Isaurie avaient valu à l'Asie orientale, quelques années de tranquillité ; mais si la paix régnait dans le monde politique,, la guerre régnait dans le monde moral. La Cappadoce, qui avait embrasse avec ardeur les doctrines du christianisme^ était devenu le centre des controverses théotogiques les. plus acharnées,; toutes' les sectes s'étaient donné rendez-vous dans cette wovince, et, par une singulière coïncilence, c'était la petite Arménie qui était iwisie comme lieu d'exil des évéquest iroscrits par la cour de Ryzance. Le 'lus célèbre de ces prélats, Chrysosome, fut exilé en 41 5 à Cucusus, ville le la petite Arménie , sur les bords de Eupturate. Depuis le règne d'Arcadius tisqu'à l'invasion musulmane, chaque nnée était troublée par quelque sédiion fomentée par les sectes religieuses, «rnri lesquelles surgirent les Pauliiens, dont le chef Silvanus prétendait livre la doctrine religieuse enseignée.

ir saint Paul. Les Manichéens dvArienie se convertirent à la voix de ce «taire. Il prêcha avec succès dans le tat et la Cappadoce. La nouvelle secte * répandit dans les provinces situées à >rientdel'Euphrate; la ville de Coloa, dans le Pont, fut le centre auquel wutissaient les six sections qui portent les noms des villes auxquelles iot Paul avait adressé des épîtres; ai» leurs doctrines étaient trop voiles de celles des Manichéens pour >Qver grâce devant les orthodoxes, et stinien II commença la persécution « mit les armes à la main à toute fie population fanatisée. Michel Ier et »n l'Arménien poursuivirent, par esit d'orthodoxie, une secte qui prenait u les jours de plus grands déveloptnents.

Au neuvième siècle, les Pauliciens, assés de toutes les autres provinces, réfugièrent dans les montagnes les is inaccessibles de l'Arménie et de Cappadoce. Cachés dans les grottes i avoisinent lé mont Argée, ils niédient leurs projets de vengeance. Gar*

L'ONlVfcRS.

les Arméniens, maîtres de petites places, se maintenaient à la faveur de la neutralité qu'ils avaient adoptée ; maïs la puissance turque s'étant solidement assise dans ces contrées, les Arméniens se virent forcés, pour conserver leurs possessions, d'accepter la condition de Rayas. C'est dans cet état que nous les retrouvons aujourd'hui, n'ayant de territoire libre que l'intérieur de leurs monastères.

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