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CHAPITRE XV

KÉCBOPOLfi.

La nécropole était située hors de la ville dont les nombreux sépulcres sont encore en place : on en remarque quelques-uns du même style que ceux de Telmissus; le plus grand nombre des autres est de la forme grecque ordinaire. Cette nécropole est fort étendue; elle suit la rive orientale du port. Nous voyons plusieurs soubassements de mausolées ornés de pilastres et d'entablements. Un peu plus loin , au milieu du feuillage, s'élève un petit temple

Eresque entier; il se compose d'un sousssement avec deux acrotères et six marches, d'une grande porte carrée entre deux antes doriques, et d'uue cella au milieu de laquelle est encore le piédestal de la statue. La cella est voûtée ; l'entablement est à denticules et frise bombée. On trouve par terre les deux angles extrêmes du fronton , et plusieurs morceaux de colonnes, L'enceinte de ce petit temple est à joints irréguliers.

Sous le soubassement il existe un caveau. Peut-être cet édifice n'est-il autre chose qu'un tombeau. Sa position au milieu de la nécropole pourrait le

(i) Voy, Asie Mineure, I. III , Patare.

foire supposer; mais U remplit toeUs les conditions d'un temple.

En continuant de marcher au nord»

on arrive à l'extrémité du port Ko* remarquons une grande prairie, où sort plusieurs campements de Youroub abandonnés. Les nomades ne vienoeat dans ce pays que dans le printemps; ils le quittent du moment qu'ils ont fait la récolte, les sources commençant à se tarir dès les premières chaleurs k Tété ; en effet, ce n'est pas la sais» pour visiter ces contrées. La végétât»

a pris son plus grand développement, les buissons deviennent impénétrable, les lianes sont de véritables lacets dacs lesquels il est inutile de s'eagaar; enfin tous lesanimaux immondes etos-

Séreux pullulent avec la chaleur brûlante "un terrain humide. Les maladies n* nacent incessamment les voyageais:

l'infection des marais, les eaux croupe au milieu desquelles il faut vivre, nst toujours quelques victimes.

Nous nous engageâmes cependant sous un massif d'arbustes où la lumkf* pénétrait à peine ; mais après plus (font heure d'efforts, pendant laquelle dm avions peu avancé, nous revînmes sar nos pas , bien heureux de rencontra quelques grappes de raisin sauvage qs calmèrent pour un moment notre scia

Nous avions aperçu , en montant* un rocher, un défile marécageux en»

deux montagnes à pic, qui coma* niquait avec la vaste plaine de Xa> tbus. Quelques boeufs paissant an milieu des joncs étaient l'indice du wn> nage des maisons; mais nous Ames d« vains efforts pour franchir le dén* Nous allâmes tomber de fatigues»

quelques caroubiers, dont les frn&, peudant en longues grappes, représffltent les palmettes des ornements grws-

De l'autre côté du port, qui fora* un marais pestilentiel, nous aperças»* les ruines de grands édifices dont m atout l'aspect d'un palais; mais il v* fut impossible d'y parvenir. 11 est**ficile de dire quelle saison serait la pw favorable pour visiter les ruines de Patare; dans l'hiver, les jours courts et» hautes eaux, les pluies tropicales domtf compenser en inconvénients les i lisaj les miasmes et les moustiques de reje.

D'après le caractère tout romsm »

j nous ne pensons pu que de nouvelles recherches faites dans «ne ville puissent donner des résultats bien satisfaisants.

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