Horace, Carm., XXXVll ; £:porf., IX; Properce, UI
— Ces vers sont postérieurs à la bataille d^Actium (31). Mais ils n'en témoignent pas moins des sentiments des Romains au début de la guerre. Si cette indignation et ces colères persistaient avec une pireille violence après la victoire, que devaient-elles être au moment du péril ? — Voir aussi les vers indignés de Lucain ; PharscU.y X, v. 59-62, 66, 73 : <r Cette femme, honte de TÉgypte, — dedecus JSgypti — fatale Erynnis du Latium, incestueuse fille des Ptolèmées, qui fit trembler le Capitole avec son sistre. »
barbus et C. Sossius, tous deux partisans d'Antoine, tentèrent vainement de le sauver en démasquant Octave devant le Sénat. La majorité se déclara contre eux. Redoutant la colère de l'implacable justicier dePérouse, ils s'expatrièrent avec un certain nombre de sénateurs. Ils ne purent d'abord rejoindre Antoine, qui se trouvait en Arménie occupé à négocier le mariage de son très jeune fils Alexandre avec Jotape, fille du roi des Mèdes. Ils lui annoncèrent par une lettre qu'Octave pressait ses armements et que les hostilités étaient imminentes. Antoine, en bon capitaine, résolut pour devancer son ennemi, de porter la guerre en Italie. Il envoya incontinent Canidius, avec seize légions, sur le littoral de l'Asie Mineure, et lui-même se rendit à Éphèse où tous ses alliés furent invités à diriger leurs contingents. Cléopâlre arriva la première, avec deux cents vaisseaux de trois à dix rangs et un trésor de guerre de vingt mille talents (cent millions de francs)*.