‹ Assainissement des villes par l'eau, les égouts, les irrigationsChapitre 1 sur 51 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Ce livre est le résumé de mes études d’ingénieur.

Attaché en 1848 à la ville de Paris, je fus à cette époque chargé du dépotoir de la Villette et de la voirie de Bondy.

Je quittais les chemins de fer : le service des vidanges me parut une disgrâce.

Puis, je me rappelai que Télémaque, exilé dans les déserts de Libye, s’était relevé en civilisant les rudes bergers qui l’entouraient, et je tentai d’améliorer les hommes et les lieux : la propreté, la salubrité arrivèrent par l’eau, la ventilation, les plantations. Une note insérée dans les Annales des ponts et chaussées eut un prix : la vocation fut décidée.

L’application des engrais à la terre venait d’elle-même comme un souvenir de mon pays d’origine, la Flandre : elle fut poursuivie avec M. le professeur Moll.

Les eaux d’égout n’étaient-elles pas aussi un engrais liquide? M. Hausmann, le préfet qui, appuyé sur MM. Alphand et Belgrand, transformait Paris, accepta l’idée de l’utilisation des eaux d’égout.

Je reçus des missions pour l’Angleterre, l’Italie et l’Espagne. Je revins avec un projet d'irrigation dans les plaines perméables des environs de Paris. J’obtins l’aide excellente de M. Durand-Claye, et tous deux, avec la même foi, nous eûmes à travailler les essais qui ont fait la plaine de Gennevilliers.

Nos efforts conquirent des convictions, L’irrigation fut ad-

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