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sur cette belle partie de la province. Une voie ferrée suffirait pour. donner à l'agriculture, au commerce, à l'industrie’ une région merveil- ”
leuse où le climat est plus doux qu'au Nord et au Saguenay. En préconisant le Sud, je suis loin de vouloir nuir aux eforts fait pour coloniser la Lièvre, la Rouge, la Matawan, le Nord, le lac Témiscamingue et le lac Saint- Jeîn. Non, dans notre beau pays, il y a place pour tous.
La province de Québec a une-superficie de 120 7764651 acres, Sur ce grand total ily à 12,625,877 acres de terrains occupés: 6,410,264 acres de terrains améliorés: 4,144,984 acres de terrains cultivés : 2;207,422 en paturages et 54,858"en jardins. "Reste comme grand fotal 108, 136, 774 âcres de terres qui sont inexploitées! . ®
En face de ces richesses latentes que nous avons sous la : main, il est bien permis de se demander avec Doudan: |
. “La terrè se repose terriblement chez nous. Reste à savoir si quelque moisson gigantesque sortira de ce grand loisir. ? ‘
.Ces moissons gigantesques, le Gouvernement peut-les faire germer
et il peut les forcer à pousser hors ‘du sol. —Qu'il encourage la construc-
uon d'une voie ferree en arrière des conîtés de Dorchester, de Belle-
chasse, de Montmagny, de Pislet, de Kamouraska, et Diéu et la race canadicnne-francaise feront le reste.
Le jour où FlAssemblée Législative acceptait unanimement ma résolution, je lui donnais aussi communication de cette importante lettre du Dr. LeSage, député de Dorchester aux Communes du Canada.
‘ Vos résolutions de-chemins de fer, m'écrivait-il, expriment un désir ‘“ qu’entretenaient ‘ depüis longtemps ceux qui réellement ont à cœur “ J'avancement de la colonisation. de nos belles terres situées‘dans ces “ vallées admirables et malheureusement si peu connues.
“ Vous faites bien de les soumettre à l’Assemblée Législative, ès “ cette session. Il.ÿ a urgence : ‘il faut attirer l'attention des gouverne-
"ments fédéraux et locaux sur la localisation de cette ligne courte par la
té
Voie que vous indiquez, viä Québec aux provinces maritimes.
“ Toutes nos ressources financières, notre crédit même sont engagés
“ au parachèvement du Pacifique, à son passage à Québec et à sa cons-
- truction entière sur le.territoire canadien.
‘“ Voici d'après moi, le tracé que devrait suivre cette ligne projetée, & “ ce tracé sur la carte des chemins de fer et en arriver à mes conclu- « » 4
sions.
pour atteindre ces résultats. : Vous pouvez d'ailleurs suivre facilement .
# De Lévis vous suivez la rivière Etchemin, puis faisant sud-est, le “chemin de fer projeté poursuivrait sa coùfse le long de la rivière “ Famine, de à il rejoindrait la rivière Daaquam, atteindrait bientôt la | “ rivière Saint-Jean qu'il suivrait constamment jusqu'à Saint-Jean du “ Nouveau-Brunswick, traversant ainsi dans sa course les comtés de ‘ Beauce, Dorchester, Bellechasse, Montmagny, l'Islet, Kamouraskà, ‘“Témiscouata, où il se soudrait au chemin d'Edmunston à Saint-Jean.
5 La distance CNE Est d'environ 340 milles en tout. Sur ce, il y & aurait à déduire les chemins déjà construits, t tant ici que dans le Nou- ‘veau-Brunswick. ‘ “ En acceptant ce projet, nous aurions le Pacifique entièrement sur “ Je sol canadien. Ti passerait à travers de superbes terres qu'il ouvrirait “à la colonisation : ilnous donnerait ainsi la ligne la plus courte pour “ gagner l'Atlantique etil assurerait en tout temps le commerge de cette ‘ immense voie ferrée à Québec. . .
‘ La ligne que nous indiquons tous deux est la première qui ait été “ explorée il y a cinquante ans, et’ c'était réellement la direction que: . Fintercolonial aurait du suivre. Elle est la plus avantageuse. On voit “ encore les vestiges des explorations faites par les ingénieux royaux à se cette époque... | | ° ‘a & Vos résolutions comportent.un but patriotique. Mon: cher Faucher : # de Saint-Maurice, vous ne seréz pas isolé dans ce mouvement géné- “ reux et bien pensé. Le mouvement que vous provoquez à une actua- #4 “lité plus qu’ordinaire. Vous devez l'agiter non conime question locale, : . mais bien comme question d'intérêt général. I faudrait des explora- “tions. Comptez sur mon concours. ‘
# Votre ami dévoué,
se Dr. C. Lx Sxcr, M. P. M.
Avec cètte lettre je donnais communication à l'Assemblée I Législative de la dépêche suivante : en x .