ACTE TROISIEME
ALBERT
D'acheter une garniture de cheminée.
BOURCALIEl!.
Non ! En sortant d'ici, j'ai été tout droit chez ma femme, chez sa mère plutôt.
ALBERT
Ah! Eh bien ?
BOURGALIER.
Elle a refusé de me recevoir. Franchement, n'est-ce pas elle qui a tous les torts, maintenant! N'est-ce pas elle qui me pousse à agir comme j'agis ?
Je ne dis plus rien.
BOURGALIER.
Tu me donnes raison ?
ALBERT
Absolument. Tu as fait tout ce que tu de-
vais faire. Ta femme s'obstine, tant pis pour elle ! Stéphanie est une charmante fille : trouve le bonheur de ce côté-là, je ne puis plus t'en vouloir.
Stéphanie, qui était restée en haut à surveiner victoire, descend au moment où celle-ci apporte une omelette.
STÉPHANIE
Dis donc, j'ai faim. Tu n'as pas faim ? Monsieur Legrain, vous seriez bien gentil de nous laisser déjeuner.
130URGALIER.
Où déjeunes-tu, toi ?
ALBERT
Au restaurant.
BOURGALIER.
Tu ne veux pas déjeuner avec nous ?
ALBERT
Mais si, je ne demande pas mieux.
STÉPHANIE
Un couvert, vile, et à table ! (on débarrasse Albert de son chapeau, et on se met à table.) Ah !
c'est gentil, ça, d'être resté! Vous avez faim, monsieur Legrain ?
ALBERT
Mais certainement, madame.
STÉPHANIE
Un peu d'omelette ?
ALBERT, tendant son assiette.
Merci.
STÉPHANIE, à Rourcalier.
Et toi ?
BOURGALIER.
Non, je n'en veux pas.
ALBERT
Tu ne l'aimes pas ?
BOURCALIER.
Je n'ai pas faim.
AL 15 EUT, servant à boire.
Voulez-vous me permellrc, madame ?
On est mal à son aise ici, hein ?
' ALBERT
Mais non.
STÉI IIAXIE.
Cette petite table ronde!.. Rue Legendre, nous aurons une salle à manger superbe, avec une grande table carréC; vous verrez. Il faudra que nous donnions une belle fètc pour pendre la crémaillère, n'est-ce pas, chéri ?
BOURGALIER.
Tu penses que je vais donner une fête ?