‹ Associés! comédie en trois actesChapitre 28 sur 150 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

BOURGALIEE.

Tu es mieux au courant que nous.

ANATOLE

Mais oui , je suis mieux au courant que vous. Vous n'avez des renseignements que par des hommes d'affaires, par des confrères, des gens qui ne cherciient jamais qu'à vous mettre dedans ; tandis que moi, j'ai mes renseignements de source sûre.

BOURGALIER.

Au Moulin-Rouge?

ANATOLE

Au Moulin-Rouge, ou ailleurs. Je vois pas mal de petits rastaquouères, des fils de ministres et d'ambassadeurs, etc., et je les vois dans des conditions où on n'a pas de raisons pour essayer de tromperie client, oii on parle le cœur sur la main... Les affaires

vont très mal dans l'Argentine. Il faut que mon oncle parte.

BOURG ALIER, ébranlé.

Qu'est-ce que tu dis de ça, toi?

ALBERT

Je dis qu'Anatole juge la situation très nettement. Ce n'est pas la première fois, d'ailleurs, que je reconnais que, sous des dehors évaporés, Anatole a des aperçus très nets.

BOURGALIER.

Eh bien! soit! je me décide.

ALBERT

Tu vas partir tout de suite.

BOURGALIER.

Tout de suite? Le temps que Lucienne fasse ses préparatifs.

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