‹ Associés! comédie en trois actesChapitre 5 sur 150 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

ALBERT

Je VOUS ai fait dire que j'avais une assez forte névralgie.

BOURGALIER.

Oh! la névralgie, 'on connaît ça. Encore quelque amourette, coureur !

ALBERT

Mais, je vous assure...

BOURGALIER.

Legrain, mon ami Legrain , vous vous négligez. En ce moment-ci, dans les affaires, il faut être sérieux, et faire chacun sa besogne. Si vous allez vous promener de votre côté, pourquoi n'irais-je pas aussi du mien, et alors où irions-nous? Où irait-elle, la maison de nouveautés et confections, Bourcalier- Legrain ?

ALBERT

Ah! Bourcalier, un tel reproche!...

BOURGALIER.

Ne VOUS fâchez pas, je vous parle en ami bien plus qu'en associé.

Voilà ce que je voulais vous faire dire. Nous sommes deux associés, c'est possible ; mais, avant tout, nous sommes deux amis.

BOURGALIER.

Certainement, deux amis.

ALBERT

Ce brave Bourcalier!

BOURGALIER.

Ce bon Legrain !

ALBERT, à part.

On ne peut s'imaginer comme j'aime cet homme-là, depuis hier. (Haut.) Dites-moi, Bourcalier, est-ce qu'il ne vous semble pas, comme à moi, que nous sommes bien ridi-

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