‹ Associés! comédie en trois actesChapitre 60 sur 150 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

Ne faites pas le mauvais plaisant. Vous savez bien qu'en raison même de l'absence de mon mari, nous sommes tenus aux plus grandes précautions. Les domestiques ont bientôt fait de supposer mille choses, (euo ouvre la lettre.) Ail! c'cst cunuycux ! Ma mère m'écrit qu'elle est grippée, qu'elle ne peut pas sortir ce soir... Je voulais l'emmener à l'Odéon avec nous.

ALBERT

A l'Odéon! Vous voulez aller voirie Courrier de Lyon'}

LUCIENNE

Ça aurait amusé ma mère. Enfin, si ça vous ennuie de m'accompagner...

ALBERT

Mais, pas du tout. Le plaisir de passer la goirée seul avec vous.

LUCIENNE

Seuls ! Vous n'y pensez pas. Si on nous voyait ?

ALBERT

Mais, puisque votre mère...

LUCIENNE

Je vais inviter ma tante Duperron. Elle ne refuse jamais, celle-là, de se faire emmener quelque part.

Dites donc, vous croyez qu'elle est bien nécessaire, votre tante?

LUCIENNE

En l'absence de mon mari, songez-y, il nous faut un chaperon.

ALBERT

Votre tante Duperron, c'est bien celle qui demeure à la Bastille?

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