‹ Associés! comédie en trois actesChapitre 71 sur 150 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

lement, s'était éteint en quelques semaines ; mais je croyais que vous possédiez un peu de tact, à défaut de cœur, et je ne prévoyais pas que vous en descendriez à cette vilenie, m'outrager en face gratuitement!

ALBERT

Chère amie, vous divaguez.

LUCIENNE

Vous m'insultez, maintenant!

ALBERT

Une jalousie ridicule...

LUCIENNE

Jalousie I Ah! je suis jalouse, vous croyez, jalouse de vous? Ah! c'est drôle! Je vous ferais l'honneur d'être jalouse ! Apprenez, mon cher, que c'est contre moi seule que je suis furieuse; pour vous, je n'ai que le mépris que vous méritez. Tout est fini entre

nous, n'est-ce pas? C'est compris? Je voulais attendre le retour de mon mari pour me délivrer d'une liaison qui me pesait plus encore qu'à vous. Vous avez été trop mal élevé pour cela; n'en parlons plus.

ALBEKT.

Soit, (a part.) A la fin, j'en ai trop supporté.

LUCIENNE

J'espère que vous saurez m'éviter provisoirement une présence qui ne peut que m'êlre désagréable. J'aviserai au retour de M. Bourcalier, pour diminuer dans les mesures du possible, les occasions de rencontre entre nous.

ALBEKT.

Je suis à vos ordres, madame.

Il salue.

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