ACTE DEUXIÈME
"^BOURGALIER.
Ah! non pas Stéphanie; je la garde pour moi. C'est un trésor, un vrai trésor. Jamais je ne te serai assez reconnaissant de m'avoir procuré cette liaison-là.
Tu t'es amouraché à ce point?
BOURGALIER.
Tu sais si j'aime ma femme.
ALBERT
Oui.
BOURGALIER.
Et comme j'ai du plaisir à la retrouver. Eh! bien, si, à cause de Lucienne, il me fallait lâcher Stéphanie, tout de suite, brutalement, je ne pourrais pas.
LUCIENNE, rentrant, à Bourcalier.
Mon ami, ton bain sera prêt dans un quart d'heure.
BOURGALIER.
Albert, attends un instant; nous partirons ensemble. Je veux aller faire un tour aux magasins avec toi.
ALBERT
Bien.
LUCIENNE.'
Et moi, je ne veux pas. INferci', le jour de ton retour, tu vas te reposer.
BOURGALIER.
Mais, mignonne, il faut bien. Ce pauvre Albert est seul au bureau depuis si longtemps.
LUCIENNE
Monsieur Albert peut bien se donner un peu do peine; toi. lu t'en es donné assez de mal pour la maison. Allez au bureau, monsieur Legrain, allez; je ne vous retiens pas.