‹ Associés! comédie en trois actesChapitre 81 sur 150 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

BOURGALIER.

Si tu me manquais! On ne se passe pas sans peine d'une femme comme toi.

LUCIENNE

Et moi, j'avais le cœur bien gros de te savoir si loin.

BOURGALIER.

Ah bahl un gros bonhomme de mari, on l'aime bien quand il est là ; mais quand il n'est pas là, ce n'est pas une grande perte ; c'est presque un débarras.

Veux-tu bien ne pas dire des choses pareilles !

BOURGALIER.

Mais si, mais si. Une petite femme comme toi, ça ne se remplace pas; mais un homme comme moi...

LUCIENNE

Te remplacer, toi? Il n'y a pas d'homme qui te vaille, entends-tu? Il n'y en a pas.

BOURGALIER.

Qu'elle est gentille, (a part.) Quel gredin je fais!

LUCIENNE

Raconte-moi donc un peu ton voyage, ce que tu as fait là-bas, à quoi tu employais ton temps? Comme tu devais t'ennuyer!

LUCIENNE

Mais non, pas tant que ça.

BOURCALIER.

Tu ne t'ennuyais pas ?

BOURCALIER, à part.

Hé! attention! (Haut.) Si, ma chère, je m'ennuyais beaucoup. Maintenant que c'est

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