‹ Assurances [microforme]Chapitre 1 sur 49 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

——@ ms

Ne vous attendez pas à lire de la belle littérature dans les pages qui suivent. Mon but est de m'exprimer clairement sans égard aux figures de littérature. J'ai visé avant tout à être pratique et utile à mes confrères, et je me suis servi de mes dix années d'expérience pour tâcher d'instruire un peu ceux qui veulent faire de l'Assurance une profession. J'ai soigné de préférence le fond plutôt que la forme de mon livre.

Quoi qu'il en soit, j'ose espérer que ce petit volume pourra rendre service aux solliciteurs d'assurances et au public. Quand j'ai commencé, en 1901, à m'occuper de ce genre d'affaires, si j'avais pu acheter un ouvrage semblable à celui-ci, j'aurais épargné et fait épargner en timbres-poste, au moins ce que coûte mon livre, sans parler de l'économie de temps que j'aurais fait et fait faire à la compagnie à laquelle je m'adressais par correspondance.

Le présent ouvrage sera surtout utile aux commençants et peutêtre les agents qui ont quelques années d'expérience trouveront dans ses pages quelques renseignements utiles.

Je me suis décidé à publier ce livre Pour combler une lacune. En effet, je ne connais pas en Canada un ouvrage de ce genre non seulement en langue française, mais aussi en-langue anglaise, La grande cause de l'Assurance estdigne que l'on fasse beaucoup plus que je n'ai fait et que je ne pourrais faire : mais la voie est ouverte, à ceux qui peuvent: faire mieux que moi de prendre la plume, je les seconderai de tous mes efforts.

Ce livre sera traduit et publié en anglais aussitôt que possible.

On m'a conseillé de ne pas publier en ‘français mon livre sur “ Les Assurances ”.

Je n'ai cependant pas]changé d'intention pour les raisons suivantes:

Je sais que je vais perdre de l'argent en publiant cette édition, française, comme me le faisait remarquer celui qui me donnait ce conseil, (et remarquez qu'il s'y entend), mais je veux donner au public un ouvrage de ce genre écrit en langue française. Il n'y en a point aujourd'hui.

On a beaucoup trop d'anglicismes quand il s'agit de causer assurance, et bien que les Canadiens-Français qui sont censés faire le sacrifice de lire mon livre comprennent presque tous l'anglais, je veux prouver que les Canadiens-Français peuvent aussi publier quelque chose sur les Assurances qui puisse, il me semble, être utile à tout le monde et particulièrement à ceux qui s'occupent d'Assurances.

Que ce soit donc pour moi une perte pécuniaire ou non, je mets de côté ce conseil qui sent trop l'intérêt, par amour pour ma langue maternelle et pour permettre à ceux qui nelisent pas l'anglais de pouvoir, s'ils le désirent, se renseigner un peu sur les Assurances, et enfin et surtout, pour la belle cause de l’Assurance-Vie qui en profitera, j'espère.

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