‹ Assurances [microforme]Chapitre 14 sur 49 · REPÉRER · texte numérisé non relu

REPÉRER

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de la police que vous vou'ez lui faire acheter. A € propos voyez le chapitre V, de ce volume.

Voici in argument d'expérience personnelle :

11 y a trois ans, après avoir reçu une deuxième demande de police d'assurance-vie d'un de mes clients, j'essayais d'assurer son frère en sa présence.

J'avais déjà raté mc: projet deux ou trois fois en tentant de convertir cet homme à l’assurancevie. Et cette fois-'à, j'étais déjà résolu de cesser ma sollicitation, lorsque mon client prit la parole et dit :

“Ecoute mon frère, je n'ai pas de conseil à te “donner, mais si tu tombais malade et étais ‘deux ou trois ans incapable de gagner ta vie, ” comme c'est déjà arrivé à un membre de notre “ famille, moi le premier je ne serais pas très “ empressé de te prendre à mes charges, parce “que je me dois d’abord à ma femme et à mes “enfants. Tandis que si tu étais assuré pour “Mille Piastres, ce serait différent. Tu peux “payer la prime, j'écouterais cet agent et m'as- “ surerais, si j'étais à ta place.”

Ce client était meilleur solliciteur que moi dans ia circonstance ; je n’eus qu’à prendre une formule, après qu'il eut fini de parler et écrire la demande de police de son frère.

Dans ce cas-ci, il s'agissait d'un homme qui gagnaït passablement d'argent en voyageant, mais ani ne faisait pas d’économic du tont.

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Que d'individus s'ils étaient moins imprévoyants auraient de l’assurance-vie et n'en ont pas. Malheureusement on Paie souvent dans la vieillesse les fautes de la jeunesse. Les folles dépenses du jeune âge coûtent souvent cher dans la vieillesse. Si on avait été prévoyant, on aurait acheté une police-dotation et on ce serait amassé un petit magot pour les vieux jours.

Que de jeunes gens préfèrent dépenser une ou deux primes chaque année en dépenses inutiles pour le luxe ou le confort exagéré. Ces imprudences se paient plus tard,

Les gens à l'aise nous objecte que l'assurancevic n’est pas pour eux. L’aisance et la richesse sont bien aléatoires pourtant. Qui de nous n’a pas vu des riches perdent leur fortune en peu de temps ? On perd les biens beaucoup plus vite qu'on les amasse n'est-ce pas ? Les polices d’assurance-vie sont Je meilleur moyen de se Pourvoir pour les jours de malheur, car on ne peut enlever à la famille d’un assuré la protection et les avantages que les polices d'assurance Sur la vie lui garantissent.

En septembre dernier, je rencontrais à Montréa! un petit cousin qui avait eu du succès, comme courtier d'immeubles. Je voulus lui vendre unc police de cinq mille piastres pour protéger Sa famille mais ne réussis pas à le convaincre. Il est mort de pneumonie le 28 ou 29 décembre stivant. La police de cinq mille piastres que je lui offrais lui aurait coûté à peu près cent vingt-

cinq piastres par année, Pour cette modique soinme, il aurait laissé cinq mille piastres de plus à son épouse et ses Quatre enfants. I] a prétendu que son argent lui rapportait plus dans Ja spéculation sur immeubles. Oui, mais à condition de vivre plusieurs années, et Ja Providence ne lui réservait plus que quelques mois,

On dit souvent aux agents solliciteurs, surtout si On est jeune, “J'ai bien le temps de m'assurer"”. Allons donc connaît-on l'heure de son décès ? Un de mes assurés qui avait réglé sa premiére prime par un billet payable à deux mois en signant sa demande de police, se noya quatre

LA

jours avant !’échéance de son billet.

Quinze jours avant qu'il se noie, je me rendis chez ses parents. Sa mère me dit qu'il était absent et ne serait pas dans sa famil'e avant une quinzaine. Me demandant ce que je voulais à son fils, je répondis que j'avais reçu sa police et désirais lui livrer. Elle se mit à m'invectiver,

prétendant que son fils ne pouvait payer la prime, eic., etc.

Quand je délivrai à son mari le chèque de $072.00 la mère était calmée. Aussi recevoir miile piastres, moins !e montant du billet, ou neuf cent soixante douze Piastres pour rien, c'étaït joli. Jamais cette famille n’en avait vu autant. Le fait est arrivé au Bic, Co. Rimouski.

Puis combien de ceux qui vivent sont refusés parce que leur examen n’est pas bon. S'ils n'étaient pas toujours restés sourds aux raisons du

so:.iciteur, ils auraient été acceptés plus tôt et ne regretteraient pas aujourd'hui leur lenteur à écouter de bons arguments en faveur de l’assu-

rançe-vie.

Quand quelqu'un désire marier nne fille, il n'attend pas qu'elle soit entrée dans l'union conjugale avec un autre pour lui faire la cour ; de même quand on a dessein d'assurer sa vie et que l'on voit qu'il faudra s'assurer pour protéger les siens tôt ou tard, il faut profiter du temps où on est valide pour l'assurance-vie et ne pas attendre, di moment que l'on peut payer les primes. Si 41 retarde, on risque que Ja santé se détériore et

on est refusé et mis sur la liste noire des compagnies, et ce, Par sa faute.

Trois Classes de Personnes s'assurent, ou plutôt on s’assure pour Trois Motifs :

!.—Pour protéger les Siens, 2.—Pour faire un placement sûr.

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