‹ Astronomie populaire (volume 2)Chapitre 137 sur 362 · LIVRE XX. — LA TERRE · texte numérisé non relu

LIVRE XX. — LA TERRE

de la Base du système métrique décimal , les dessins de ce bel instrument, et nous ne faisons qu'abréger et compléter la description qu'en a donnée Delambre. Un auteur ne doit jamais manquer l'occasion de rappeler à la postérité des travaux qui honorent à la fois les sciences et son pays. Cependant , un grand nombre de rédacteurs de traités d'astronomie ont copié le livre publié par l'illustre et laborieux académicien, sans citer la source où ils ont puisé à pleines mains.

On voit dans la figure 250 le limbe divisé en quatre mille parties; les six rayons qui attachent les lunettes et l'axe ; la lunette supérieure L qui est placée au centre et les quatre alidades 1, 2, 3, 4, avec leurs verniers et leurs microscopes.

Les alidades 1 et 3 ont une vis de pression a qui sert à les fixer contre le limbe, et une vis de rappel b qui sert à conduire la lunette exactement sur l'objet qu'il s'agit de viser. On ne serre jamais que l'une des vis de pression. On choisit celle qui est la plus commode, suivant la position du cercle et celle de l'observateur; quand l'une est serrée, il faut que l'autre soit lâche, sans quoi le mouvement de rappel deviendrait impossible; on risquerait de fausser ou d'arracher la vis de rappel, si on la tournait brusquement et sans avoir égard à la résistance qu'on éprouverait.

Dans l'épaisseur du cercle on aperçoit une rainure qui le divise en deux limbes, l'un supérieur et l'autre inférieur. Par ce moyen, quand l'une des lunettes est arrêtée dans la position où l'on a besoin qu'elle reste invariablement, l'autre peut recevoir tous les mouve-

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ments nécessaires et faire une révolution entière autour de l'axe sans être gênée en rien par les pièces qui retiennent la première. La lunette inférieure V est en partie cachée derrière le cercle; elle est excentrique; elle n'a ni vernier ni quadruple alidade, mais elle est munie des mêmes montures et des mêmes rappels que la lunette supérieure, dont elle a d'ailleurs les dimensions.

Le pied qui supporte l'appareil (fig. 250, 251 et 253) est soutenu par trois vis, qui pénètrent dans trois rayons sur lesquels est placé le cercle azimutal. Une vis de pression d sert à fixer l'alidade sur un point quelconque de la division de ce cercle ; lorsque la vis d est lâchée , la tête e d'un pignon sert à conduire l'alidade sur le point qu'on veut du cercle azimutal, tandis qu'on dirige la lunette sur l'objet qu'on veut observer ; la vis latérale qu'on voit à côté, sert à serrer plus ou moins le pignon moteur contre les dents qui sont à la circonférence du cercle azimutal.

La colonne cylindrique /"renferme l'axe de rotation de l'appareil autour de la verticale. Cette colonne est terminée par une traverse gg à laquelle s'attache, aux moyens de deux vis hh, te carré ou double équerre ilm, qui sert de soutien à l'axe de rotation horizontale nn. Cet axe de rotation est traversé perpendiculairement par un canon pp qui renferme l'axe du cercle répétiteur. Ce dernier axe aboutit au centre de la surface la plus éloignée du tambour qq, où il est terminé par une vis qu'on voit dans la figure 255.

Le tambour qq, placé entre les montants de la double équerre, est une espèce de roue creuse qui est remplie

Lunetti

*FChardan/ft «

Observatoire à

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