LIVRE XXYI. — VËTÉORBS COSMIQUES
lithes qne des substances conmies à )a smfaee de la Terre. Selon M. Rammelsberg, cRé par mon iJlustr«^ tmi Alexandre de Humboldt dans son Cosmos^ les corps simples dont on a jasqu'icî reconnu l'existence dans les pierres météoriques sont les suivants : « L'oxygène, le soufre, le phosphore, le carbone, le silicium, l'aluminium, le magnésium , le calcium , le potassium y le sodium , le fer, le nickel, le cobalt, le chrome, le manganèse, le cuivre, l'étain et le titane; nombre total : dix-huit. Les éléments les plus immédiats sont, parmi les composés métalliques : le fer allié de nickel , une combinaison de phosphore avec du fer et du nickel , du sulfure de fer et des pyrites magnétiques ; parmi les substances oxydées : le fer magnétique et le chromate de fer; parmi les silicates : l'olivîne, Tanortite, le labrador et Taugite. »
Parmi les métaux dont on a découvert l'existence dans les pierres météoriques , Howard a reconnu le nickel , Stromeyer le cobalt , Laugier le cuivre et le chrome, Berzelius l'étain.
On voit que les aérolithes sont formés de matières extrêmement variées. Lors même que d'après leur aspect on est porté à les considérer comme des masses de fer, ils ne sont pas formés de ce seul corps, mais ils ont une composition en général très-complexe.
Chiadni, Bigot de Morogues, WA. Hoff, Kaemtz, Quetelet et quelques autres ont dressé des catalogues des chutes de pierres connues depuis les temps historiques.
J'ai chargé M. Barrai de compléter ces catalogues, autant que possible. Le signe d'interrogatii» (?) indique les cbutes que l'on ne doit pas considérer comme porfatf-
tement constatées. Nous distinguons les chutes d'aérolithes proprement dits qui ont eu des témoins, celles de masses qui doivent être, d'après leur aspect, regardées comme étant tombées du ciel, et les chutes de poussières.
§ 2. — Chutes d'aéxx)lithe8 avant le coHimencement de notre ère.
? 1478 ans avant notre ère, en Crète; la pierre de foudre dont Malchus parle, probablement regardée comme le symbole de Cybèle. {Chronique de Paros y lig. 18 et 19.)
La pluie de pierres dont parle Josué n'était peut-être que de la grêle.
1460. « Dieu envoya de grandes pierres du ciel. » (Conrad Lycosthène, Prodigiorum ac ostentorum chron.)
1200. Pierres conservées à Orchomène. (Pausanias.)
? 1168. Une masse de fer sur le mont Ida, en Crète. (^Chronique de Paros^ ligne 22. )
? 705 ou 704. L'Ancyle, probablement une masse de fer, à peu près de la même forme que celles du Cap et d'Agram (voir plus loin, pages 193 et 205). (Plutarque.)
654. Pluie de pierres sur le mont Albain. (Tite Live, I, 31.)
644 (au printemps). Cinq pierres dans le pays de Song, en Chine. ( De Guignes. )
465. Chute d'une grande pierre près du fleuve -figos, en Thrace. ( Plutarque , Pline et autres. ) Une pierre près de Thèbes. (Scholiaste de Pindare. )
459. Il pleut des pierres dans le Picenum (Marche d'Ancône). (Lycosthène.)
403. Chute d'une pierre considérée conune un présage. (Lycosthène.)
343. Pluie de pierres à Rome. (Julius Obsequens.) 211. Chute d'une pierre en Chine. (De Guignes et Histoire générale de la Chine. )
De 206 à 205. Pierres ignées. (Plutarque, Fab. Maœ.^c. 2.)