‹ Astronomie populaire (volume 3)Chapitre 207 sur 588 · LIVRE XXVI. — MÉTÉORES COSMIQUES · texte numérisé non relu

LIVRE XXVI. — MÉTÉORES COSMIQUES

1820, le 12. « A la suite d*un violent orage, on observa en Russie beaucoup d'étoiles filantes. » (KsBmtz, Météorologie.)

1822, le 12. « Le soir un grand nombre d'étoiles filantes entremê-

lées de bolides, vues à Potsdam, par Klœden , et à Taucha , près de Leipzig. » (Kœmtz.)

1823, nuit du 12 au 13. Pluie considérable d'étoiles filantes. (Hum-

boldt, Cosmos,)

1828, nuit du 11 au 12. Pendant cette nuit M. de Bruyas aperçut à Saint-Marcellin (Isère) un bolide et des étoiles filantes en nombre inusité. {Comptes rendus de L'Âcad. des sciences^ t. III.)

1831, le 13. Apparition d'un grand nombre d'étoiles filantes vue à

Bruneck, dans le Tyrol, ainsi qu'en Amérique. M. Bérard, commandant du navire le Loiret, en station près de Cartbagène (côtes d'Espagne), vit le 13, à quatre heures du matin, un nombre considérable d'étoiles filantes et de météores de grande dimension. Pendant plus de trois heures, il s'en est montré, terme moyen, 2 par mini/ta {Comptes rendus de l'Académie des sciences, t I.)

1832, les 11, 12 et 13. Apparition très-remarquable vue dans toute

l'Europe, en Arabie et aux États-Unis. Elle a été observée particulièrement à Dusseldorf par M. Custodis, qui dans la nuit du 12 au 13, de 4 à 7 heures du matin, compta 267 étoiles filantes ; à Tile Maurice, dans la nuit du 12, par M. L. Robert, en nombre tel qu'il était impossible de compter les météores; à Limoges où, dans la nuit du 11 au 12, le phénomène eut une telle intensité que des ouvriers furent saisis d'épouvante et prirent la fuite; enfin, sur la route de Bayeux à Caen par M. Le Verrier, a C'est dans la partie orientale du ciel, dit cet astronome, que se montrait le phénomène ; les étoiles filantes se succédaient sans interruption et en si grand nombre que pour compter celles qu'on apercevait en même temps, en supposant qu'elles eussent été fixes, il eût fallu plusieurs heures. » Les météores avaient une teinte bleuâtre et se mouvaient généralement du nord -est au sud -ouest La direction de leur mouvement formait avec l'horizon un angle d'environ 30 degrés. {Comptes rendus de l* Académie des scientes, t II, V et IX.)

1833, nuit du 42 au 43. On aperçut, en Amérique, une succession

de météores lumineux, semblables à des fusées, et qui rayonnaient d'un point unique pour se porter dans toutes les di-

récitons. Ces météores faisaient ordinairement explosion avant de disparaître. Ils laissaient, dans leur marche, des traînées phosphorescentes rectilignes, lesquelles, dans quelques cas, devenaient sinueuses comme un serpent Plusieurs d*entre eux parurent aussi brillants que Jupiter et que Vénus. Un peu avant 6 heures du matin, le point de radiation ou de divergence était à Touest de 7 du Lion, non loin de Régulus. Pendant Theure suivante, le point en question resta stationnaire dans la même partie du Lion, quoiqu'en une heure la constellation se fût déplacée vers Touest d'environ 15-. (Ces détails sont tirés d'une lettre de M. le profe^eurOlmsted of yale Collège, datée du 13 novembre 1833.) D'après une autre relation, le phénomène se voyait déjà avant minuit; la date serait donc le 12 novembre 1833. Cette apparition a été également observée à Frederikshaab, dans le Groenland, par M. Mûller, et à Gothaab, par M. Kauffelot On aperçut les météores le long de la côte orientale de r^périque , depuis le golfe du Mexique Jusqu'à Halifax, de 9 heures du soir au lever du soleil, et même dans quelques endroits en plein jour, à 8 heures du matin. Les étoiles étaient si nombreuses, elles se montraient dans tant de régions du ciel à la fois, qu'en essayant de les compter on ne pouvait guère espérer d'arriver qu'à de grossières approximations. L'observateur de Boston les assimilait, au moment du maximum, à la moitié du nombre de flocons qu'on aperçoit dans l'air pendant une averse ordinaire de neige. Lorsque le phénomène se fut considérablement affaibli, il compta 650 étoiles en 15 minutes, quoiqu'il circonscrivît ses remarques à une zone qui n'était pas le dixième de l'horizon visible. Ce nombre, suivant lui, n'était que les deux tiers du total ; ainsi, il aurait dû trouver 866, et pour tout l'hémisphère visible, 8,660. Ce dernier chiffre donnerait 3â,6^0 étoiles. Or, le phénomène dura plus de 7 heures; donc, le nombre de celles qui se montrèrent à Boston dépasse 240,000; car, on ne doit pas l'oublier, les bases de ce calcul furent recueillies à une époque où le phénomène était déjà notablement dans son déclin.

183Ù, nuit du 13 au 1^. « Beaucoup d'étoiles filantes et de bolides dans l'Amérique du nord. » On remarque encore un point de rayonnement dans la constellation du Lion. (Quetelet)

1835, le 13. « Apparition de beaucoup d'étoiles filantes et de bolides dans PAmérique du nord. » (Quetelet.)

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